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Aller travailler en étant malade fait perdre des milliards d’euros aux employeurs par Tess Annest

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Publié le Mercredi 17 Avril 2019

Aujourd’hui, bon nombre d’actif.ve.s se rendent au bureau même en étant malades. Un phénomène en constante augmentation qui porte un nom : le présentéisme. Et qui, bien loin d’aider les boîtes, leur fait perdre des milliards d’euros chaque année. Explications.

Si vous vous êtes déjà rendu.e au bureau pour boucler un dossier alors que vous couviez une grippe ou que vous vous sentiez faible mentalement, vous avez été victime, comme 62% des actif.ve.s, de présentéisme, un phénomène qui consiste à aller travailler, même lorsqu’on est malade. Et qui est en nette augmentation, puisque selon le rapport annuel sur la santé et le bien-être du Chartered Institute of Personnel and Development, une association britannique de gestion des ressources humaines, 83% des salarié.e.s ont déjà observé des cas de présentéisme dans leur entreprise. La France en serait même la championne d’Europe.

Mais bien loin de rendre service aux employeurs, ce mécanisme leur pose de graves problèmes financiers. Les salariés risquant de contaminer leurs collègues et d’être beaucoup moins efficaces. Interviewé par la BBC, Neville Koopowitz, le directeur général de l’assurance médicale britannique Vitality, explique que cette stratégie, dite de l’autruche, est un danger pour la santé des salarié.e.s, et un frein à la productivité : "Nous pensons que le présentéisme est l'élément-clé du problème de la productivité en Grande-Bretagne, où les gens travaillent beaucoup, mais pas de manière optimale". Une problématique à laquelle font également face de plus en plus d'employeurs français. Et qui, dans le monde entier, coûte bien plus cher que l’absentéisme au bureau. Aux Etats-Unis, par exemple, la somme grimpe à 225 milliards d’euros annuels. Conclusion : pour aider votre entreprise à se refaire une santé financière, posez des congés maladies.

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