Storytelling : 5 bonnes façons de “bullshiter“ sur votre carrière Storytelling : 5 bonnes façons de “bullshiter“ sur votre carrière

Job et réseau

Storytelling : 5 bonnes façons de “bullshiter“ sur votre carrière par Lucile Quillet

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

3 minutes

Vous êtes cernée d’imposteurs qui mentent sur leurs CV comme ils respirent ? À votre tour d’embellir votre profil pro avec les filtres lumineux du storytelling.

#1 Les mots anglais, must-have du “bullshit“


Sur LinkedIn, vous avez libéré vos premières expériences pro de la mention “stagiaire”, c’est bien. Mais avez-vous déjà remarqué comme tout sonne plus successful en anglais ? Ne soyez pas “créatrice d’une asso” (coucou les sarouels et les clopes roulées), mais “CEO”, “founder” ou au moins “board member” (hello Steve Jobs). Un “deputy” bien placé claque mieux qu’un servile “adjoint”. Le passage éphémère d’un stagiaire de 3ème suffit pour vous adouber “manager”. Et n’oubliez pas que vous êtes “senior” à partir de trois ans d’ancienneté.

#2 La sortie théâtrale, plus grandiloquente que les “projets plus personnels”


Tout le monde sait ce que veut dire “je pars pour des projets plus personnels” : vous vous êtes fait lourder. Ayez plutôt le sens du théâtre, genre grand opéra baroque. Racontez que vous avez claqué la porte avec fracas parce que le manque de valeurs de l’entreprise vous indignait, que le management était à vomir ou que vous aviez du respect pour vous-même, avec gros sous et bras de fer syndicat versus RH à la clé.

#3 Instagram pour passer pour une workaholic


L’avantage, sur Insta, c’est que ce petit monde se scrute et se jalouse sans pour autant se parler. Alors, on like et commente les posts des gens haut placés, on partage nos innombrables (fausses) lectures d’experts, on poste une photo d’aéroport (tant pis si c’est celui de Dijon) pour se donner une dimension internationale, on se fait un stock d’images du bureau tard le soir pour envoyer depuis les toilettes à 22h avec un insolent #pasvulheure. Tous croiront que vous avez le réseau et l’emploi du temps de Xavier Niel.


Elisabeth Moss dans Mad Men. Crédit : AMC


#4 Le passage à vide, la clef du mythe perso


Ennui mortel, burn-out, placardisation ou grosse flemme... Comme Britney ou Nicolas Sarkozy, vous avez eu un passage à vide. Eux peuvent gagner des millions en racontant comment ils se sont relevés. Vous pouvez vous fendre d’un post sur Medium ou LinkedIn pour assumer “cette traversée du désert qui vous a reconnectée à l’essentiel”, ou “cet échec qui vous a sauvée”. Par ici les Likes, la notoriété, une fausse humilité et encore plus de mérite.


#5 S’inventer une start up


Dans tout ça, vous avez quand même le temps de monter votre start-up. Ou, du moins, de bidouiller un Tumblr qui le laisse penser. Le gros du travail étant de choisir un intitulé qui en impose comme “observatoire”, “agence”, “cabinet” ou “institut” (carrément) puis de payer 15 euros par an pour le nom de domaine crédible, suggérant qu’il y a une très grosse organisation derrière tout ça. Entretenez le flou artistique et mettez seulement un formulaire de contact “pour que l’on vous recontacte dès que possible”.


 


Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.