Les jeunes n’osent pas prendre de jour de congé pour leur santé mentale Les jeunes n’osent pas prendre de jour de congé pour leur santé mentale

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Les jeunes n’osent pas prendre de jour de congé pour leur santé mentale

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Publié le Mardi 22 Octobre 2019

Selon une étude d’un cabinet britannique, les jeunes issues des générations Y et Z n’oseraient pas prendre de jour de congé pour prendre soin de leur santé mentale. Ils redouteraient d’être taxés de "chouineurs".

Connaissez-vous l’expression "génération flocon de neige" ? C’est dans un article de la version britannique du HuffPost que nous avons pris connaissance de ce terme, alors que nous lisions une étude intéressante et sérieuse sur les jeunes qui n’osent pas prendre de jours de congés. Pour la comprendre, il est nécessaire que nous vous expliquions tout d’abord de quoi il s’agit. 

Le terme "génération flocon de neige" s’est largement répandu à partir de l’année 2016, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Il renvoie directement aux jeunes des générations Y et Z et inutile de tourner autour du pot : c’est une expression péjorative. Développée par des hommes des générations précédentes, elle sert à qualifier les jeunes des années 2000 comme étant susceptibles, colériques, geignants, pourris gâtés ou encore moins résilients. Ces derniers aimeraient aussi, et surtout, se plaindre quitte à penser qu’ils sont spéciaux. Dur. Surtout lorsqu’on sait qu’à l’origine, cette expression désignait surtout les enfants précoces et à haut potentiel. Bref, les jeunes seraient chiants et fainéants. Si le terme n’est pas répandu en France, le regard qui pèse sur les épaules des jeunes français est plus ou moins le même. 

Et l’expression laisserait plus de stigmates sur son passage qu’on ne le croit. En effet, selon une étude menée par Milkground, les jeunes travailleurs n’oseraient pas prendre de jour de congé pour leur santé mentale ou leur fatigue morale (de type bore-out ou burn-out), de peur d’être considérés comme un "flocon de neige". 
D’après les résultats de cette étude, la moitié des employés britanniques auraient déjà souffert d’une maladie mentale. Un chiffre qui grimperait à 72% chez les jeunes de la génération Z (de 18 à 22 ans) et à 58% chez les femmes millenials (de 22 à 34 ans). 75% des premiers se disent alors incapables de réclamer un jour de congé pour prendre soin de leur santé mentale tandis qu’ils sont 58% chez les seconds. Plus de la moitié d’entre eux n’ont d’ailleurs aucune idée qu’ils bénéficient, légalement, du même traitement que s’ils partaient en congé maladie pour une grippe. 
La faute à quoi ? Aux tabous qui demeurent autour des maladies mentales. Selon l’étude, 77% des jeunes estiment, à ce sujet, qu’il faudrait prendre les mesures nécessaires sur les lieux de travail afin qu’ils puissent se sentir plus à l’aise avec leurs diverses pathologies. On n’aurait pas dit mieux. 

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