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Les diplômés ont de plus en plus de mal à trouver du travail

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Publié le Lundi 4 Novembre 2019

Selon une étude du Céreq publiée récemment, les jeunes sortis du système scolaire en 2010 connaîtraient des débuts de carrière plus chaotiques que leurs aînés.

Vous êtes sortis du système scolaire en 2010 ? Cette étude du Céreq, publiée fin octobre, vous touche certainement. Le Centre d’Etudes et de Recherches sur les qualifications a observé, pendant 7 ans, l’intégration à l’emploi et les débuts de carrière des jeunes diplômés (ou non) de l’année 2010, qu’elle a appelé Génération 2010. Son but ? Comprendre ce que ces sept premières années de vie active dit de l’actuel marché du travail. Et le résultat n’est pas joli-joli.

En effet, même si la jeunesse est de plus en plus diplômée, elle aurait été confrontée, deux ans à peine après son entrée dans la vie active, à une crise financière qui a manifestement ralenti son intégration professionnelle. La Génération 2010 s’est donc retrouvée exposée au chômage de manière plus prématurée que la Génération 2004 et plus encore de la Génération 1998. Une mauvaise conjoncture qui n’aurait finalement pas touché durablement le marché de l’emploi pour les jeunes diplômés, juste retardé son accès. Une période difficile dont tout un chacun se passerait néanmoins. 
Au-delà de cette crise, la nouvelle génération serait surtout exposée à de nouvelles pratiques de recrutement, notamment avec la banalisation des contrats à durée limitée, qui ne leur permettraient évidemment pas d’avoir un mode de vie stable. Une situation précaire à laquelle s’ajoute un problème de valorisation de leur expérience, que les anciennes générations n’ont pas forcément connu. Ainsi, alors que leur niveau de salaire à la première embauche augmente de 16% par rapport à la Génération 1998, il ne progresserait que de 19% en 7 ans chez les plus jeunes lorsqu’il augmentait de 38% chez les autres. Dur réalité du travail.
Enfin, moins de jeunes bénéficieraient également de promotions : 27% des jeunes diplômés étaient concernés ces dernières années, quand 31% de ceux de la Génération 1998 avaient grimpé les échelons en ce laps de temps. 

Les moins qualifiés subiraient également une raréfaction de l’emploi. La part de temps passé en emploi sur les 7 années chuterait ainsi de 65% à 46%, par rapport à la Génération 1998. Ceux qui y auraient accès, monteraient cependant les échelons aussi rapidement que leurs aînés. 

Ces données qui n’inquiéteraient pas la Génération 2010 tant que ça, puisqu’ils et elles seraient 79% à se déclarer confiants pour leur avenir professionnel. Un chiffre légèrement supérieur à celui de la Génération 1998 qui s’élevait à 77%. Selon l’étude, les jeunes intégreraient en fait les transformations de la norme d’emploi et réussiraient, ainsi, à ajuster leurs attentes en conséquence. Quelle flexibilité !

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