Interview : Sophie Delafontaine, petite-fille des fondateurs de Longchamp décrypte son parcours pro Interview : Sophie Delafontaine, petite-fille des fondateurs de Longchamp décrypte son parcours pro

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Interview : Sophie Delafontaine, petite-fille des fondateurs de Longchamp, décrypte son parcours pro par Marine Decremps

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Publié le Lundi 22 Octobre 2018

Quand on lui dit que la famille, c’est parfois comme un pull en laine – ça tient chaud mais ça gratte –, la petite-fille des fondateurs de Longchamp, aujourd’hui directrice de création de la maison répond : "alors la mienne, c’est du 100% cachemire" Ok. On peut se faire adopter ?

Glamour : Comment êtes-vous devenue directrice ?
Sophie Delaofntaine :
En travaillant ! Même si c’est en famille. Honnêtement, tout était fait pour qu’à un moment, j’intègre l’entreprise. Mais au sortir de l’école (elle est diplômée de Esmod avec une spécialisation dans le stylisme pour enfants, ndlr), je n’avais pas envie de travailler avec mes parents... Après avoir passé quatre ans chez Bonpoint, j’ai débuté comme styliste chez Longchamp, une entreprise qui a beaucoup évolué. On devient directrice en accompagnant ces changements.

Comment vous faites-vous respecter ?
On ne devrait pas avoir à se faire respecter. Mais il faut savoir faire ce qu’on attend des autres. L’équipe doit sentir que la personne qui donne l’input a la compétence.

Quelle image utilisez-vous comme fond d’écran ?
Je suis rarement sur mon ordinateur. Je dessine sur papier. Je reçois environ cent mails par jour, traités directement sur mon téléphone. Le fond d’écran de celui-ci est une photo de mes enfants. Je ne le lâche jamais !

Comment avez-vous personnalisé votre bureau ?
Les murs sont tout blancs. Je manipule beaucoup la couleur, les matières, les imprimés, j’ai donc besoin de surfaces immaculées. Côté déco, j’ai une photo de Kate Moss signée Hedi Slimane, des croquis de notre logo déstructuré par l’artiste Ryan McGinness, des bibelots, des mots de mes enfants...

Écoutez-vous de la musique en travaillant ?
Quand je viens travailler le week-end. J’écoute parfois de la musique classique. Le disco et la variété me donnent la pêche, mais je ne mets jamais d’électro.

Êtes-vous plutôt café ou minibar ?
Je suis en pleine détox de café. Je bois du thé vert mais je suis encore à la recherche de mon thé idéal. Avant, ne pas avoir ma tasse de café pouvait m’obséder.

À quoi ressemble votre pause déjeuner, nappe blanche ou livraison express ?
Si j’ai des rendez-vous, il m’arrive de déjeuner à l’extérieur. Sinon, je déjeune dans mon bureau, avec mon père et mon frère. Le plus souvent, j’amène dans ma lunchbox un repas cuisiné à la maison.

La porte de votre bureau est-elle toujours ouverte ?
Toujours. J’ai été élevée comme ça.

Quelle est la première chose que vous faites quand vous arrivez au bureau ?
Je me prépare un thé, j’aime ce rituel. Je ne vis pas à Paris même et j’aime arriver de bonne heure. Je regarde mes emails et je salue tous les collaborateurs qui passent devant mon bureau.

Comment les recrutez-vous ?
Une équipe, c’est comme une famille. Au-delà des compétences, j’ai besoin de voir la personne et de sentir une alchimie. L’équipe doit constituer un tout qui regarde dans la même direction.

À quoi servent vraiment les réunions ?
Parfois, je me le demande. Une réunion est finalement un bon moyen de vérifier que tout le monde est sur la même longueur d’onde et a bien compris la même histoire. Nous ne sommes plus dans l’ère des décisionnaires intouchables. Nous travaillons avec des jeunes très en demande, avec qui il est important de partager ses visions.

Quel est votre meilleur souvenir de séminaire d’entreprise ?
Nous connaissons deux temps forts annuels que sont nos présentations de collection. Nous réunissons alors les équipes à Paris pour faire des points sur l’entreprise et les stratégies. La dernière fois, la soirée s’est finie à la Machine du Moulin Rouge, transformée en boîte de nuit disco géante.

Quel cadeau pour votre pot de départ ?
Pensez-vous que je partirai un jour ?

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