Etude : les femmes ont plus de reproches que les hommes sur l’importance de leur vie pro dans leur quotidien Etude : les femmes ont plus de reproches que les hommes sur l’importance de leur vie pro dans leur quotidien

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Etude : les femmes ont plus de reproches que les hommes sur l’importance de leur vie pro dans leur quotidien

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Publié le Mardi 1 Octobre 2019

Selon une étude menée par la Dares, il serait tout aussi compliqué pour les femmes que pour les hommes de concilier vie personnelle et vie professionnelle. Par contre, les femmes auraient beaucoup plus de remarques négatives de la part de leurs proches que les hommes.

Mauvaise nouvelle ! Les stéréotypes de genre et la charge mentale ont encore de "beaux" jours devant eux. C’est en tout cas ce que prouve une étude dirigée par la Dares, une antenne du Ministère du Travail et publiée le 25 septembre dernier. Intitulée "Conditions de travail et risques psychosociaux", elle met en lumière la conciliation difficile entre vie personnelle et vie professionnelle, chez les femmes comme chez les hommes. 13% des femmes et 14% des hommes déclarent en effet recevoir des reproches de la part de leurs proches sur leur manque de disponibilité liée à leurs horaires de travail. Une probabilité 20% plus élevée chez les femmes qui font les 3/8. Les hommes dans cette situation à qui l’on fait des reproches seraient, quant à eux, moins d’un sur cinq. 

La raison ? La femme reste cantonnée à la cuisine dans certains milieux modestes. En effet, si les femmes cadres sont moins nombreuses à recevoir des pressions de la part de leur famille, ce serait surtout grâce à leurs possibilités financières d’avoir du soutien à la maison, soit une nounou ou une aide ménagère. Le cas contraire, on ferait toujours peser sur les femmes le poids des responsabilités ménagères. Bonjour charge mentale.

Des stéréotypes qui ne seraient pas sans conséquence sur la santé mentale des femmes. En effet, 43% de celles qui reçoivent des reproches auraient des problèmes de sommeil, 41% déclareraient avoir une santé assez bonne, mauvaise ou très mauvaise. Mais plus grave encore, 26% des femmes présenteraient un syndrome dépressif, contre seulement 11% des hommes dans la même situation. Des chiffres que Thomas Courtot, chef du département Conditions de Travail et Santé de la Dares, explique surtout par la différence de traitement du reproche. "En fait, les hommes déclarent subir autant de reproches que les femmes, mais cela ne les affecte pas de la même façon". Et si la lassitude expliquait un tel écart ? C’est en tout cas ce qu’imagine Maryline Bèque, chargée d’étude. "Même si aujourd’hui les femmes sont de plus en plus nombreuses à être salariées, les représentations sexuées persistantes pourraient expliquer le lien plus important entre reproches de l’entourage et santé psychique des femmes", a-t-elle constaté. Et s’il était temps de nous lâcher la grappe et de partager les tâches ?

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