Emploi : les "vieux métiers" continuent de faire rêver les jeunes Emploi : les "vieux métiers" continuent de faire rêver les jeunes

Job et réseau

Emploi : les "vieux métiers" continuent de faire rêver les jeunes par Tess Annest

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Publié le Lundi 3 Février 2020

Concepteur de robot, déléguée à la protection des données personnelles, community manager… Trop peu pour les jeunes qui préfèrent, de loin, opter pour des carrières classiques.

Les métiers du futur n’ont pas la cote chez les jeunes. Une récente enquête de l’OCDE, intitulée Dream jobs : Teenagers’ career aspirations and the future of work, a révélé le fossé entre la diversité des emplois et les aspirations réelles des adolescent.e.s. Menée dans 41 pays différents auprès de 600 000 d'entre eux/elles, elle montre qu'ils/elles continuent à rêver à des jobs dits plus anciens. "Les professions classiques du XXe siècle, voire du XIXe siècle, comme médecin, enseignant, vétérinaire, chef d’entreprise, ingénieur ou policier, continuent de nourrir les rêves des jeunes comme elles le faisaient il y a encore 20 ans, avant l’arrivée des médias sociaux et l’accélération technologique, telle que l’intelligence artificielle, dans les entreprises", constate l’OCDE.

Les tops sont donc incroyablement classiques et ressemblent à s’y méprendre à ceux de l’an 2000. Chez les jeunes femmes, on s’imagine médecin, professeure et cheffe d’entreprise et chez les hommes, ingénieurs puis chefs d’entreprise et médecins également. Comme il y a vingt ans, les métiers restent genrées, les filles se tournant d’instinct vers ceux de la santé et du social et les garçons, vers l’ingénierie et les sciences. On note toujours des écarts dus aux milieux socio-économiques dans lesquels évoluent les adolescents. Les très bon élèves moins favorisé.e.s étant quatre fois moins enclin.e.s à exprimer des aspirations aussi ambitieuses que les meilleur.e.s élèves issu.e.s des milieux les plus privilégiés.

Ce rétrécissement des horizons est jugé "préoccupant" par le directeur de l’éducation et des compétences de l’OCDE, Andreas Schleicher, qui explique que l’éventail des professions envisagées est plus diversifié dans les "pays qui disposent de systèmes de formation professionnelle performants et bien établis". En Allemagne et en Suisse par exemple, moins de quatre jeunes sur dix se disent intéressé.e.s par seulement dix métiers. Mais en Indonésie les choix se portent directement sur des métiers plus traditionnels : médecin pour les filles, militaires pour les garçons. Il semblerait donc qu’aux quatre coins du monde, les jeunes ne prennent pas encore la mesure des changements du monde du travail qui s’opèrent depuis vingt ans environ… Et continuent de rêver aux mêmes carrières que leurs grands-parents.

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