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Designer de mode : comment devenir aussi célèbre qu’Olivier Rousteing par Tess Annest

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Se lancer dans une carrière de styliste, ce n’est pas forcément la croix et la bannière. Jean-Jacques Picart, l’homme qui a longtemps murmuré à l’oreille des plus grands PDG de la mode, nous livre quelques conseils. Un peu d’imagination, beaucoup de personnalité, une bonne dose de motivation et un brin de chance. Vous devriez y arriver.

Fréquenter les bancs de l’école (ou pas)

On a tendance à penser que pour devenir styliste, mieux vaut sortir d’une (bonne) école de mode. Idée reçue selon Jean-Jacques Picart, pour qui on peut avoir toutes sortes de diplômes pour réussir dans le milieu. "Ce qui compte, c’est d’optimiser l’expression de qui on est, et c’est possible un peu partout" affirme-t-il. L’école ne semble donc pas être un passage obligatoire et certains créateurs n’en n’ont même jamais fait : Christian Lacroix, Hedi Slimane... Finalement, pour celui qui a longtemps été le bras droit des grands patrons de la mode, c’est un temps de maturation dont les jeunes ont besoin pour grandir, rien de plus. Mais si (comme nous), vous êtes du genre prévoyant, sachez que pour entrer dans ce genre d’établissement, vous risquez de devoir débourser pas mal : entre 8000€ et 11 000€ l’année. C’est ce qu’on appelle se donner les moyens de réussir.

Être créatif, mais pas que…

Etre styliste ne se résume pas simplement à dessiner des modèles et à coudre toute la journée. Seul 20% du temps est consacré à la création pure, le reste étant essentiellement du travail technique, du marketing et du commerce. Il faut entretenir de bonnes relations avec les mannequins et les grands du milieu, organiser des événements, négocier avec les fabricants… Vous l’aurez compris, mieux vaut avoir plusieurs casquettes. Et savoir compter ! Selon l’associé fondateur de la maison Christian Lacroix, le tout est de trouver l’équilibre entre le commerce et la créativité : "Il faut allier la sensibilité d’un artiste et le bon sens d’un business man". Bien sûr, on peut aussi travailler en binôme, mais "ne trouve pas un Pierre Bergé qui veut". Certes.

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Forger sa personnalité

Pour percer, montrez vous atypique et exprimez votre différence. "Si vous êtes comme tout le monde, vous partez avec un gros handicap" affirme l’ancien conseiller de Bernard Arnault. "Le monde de la mode doit sentir que vous êtes à part, continue-t-il, et pour ça, mieux vaut être doué d’une sensibilité hors norme, car c’est de là que vient l’inspiration". Et sur cette base, le facteur chance peut intervenir facilement. "La chance vient des rencontres que l’on fait au début de sa carrière" estime Jean-Jacques Picart. Mais comment posséder un carnet d’adresses en béton dans un milieu aussi fermé que celui de la mode ? En multipliant les stages, les séminaires, les rendez-vous à droite à gauche… bref, en restant motivé ! Et rappelez-vous, avant de devenir qui il est aujourd’hui, Jacquemus était vendeur chez Comme des Garçons. A bon entendeur.

Avoir de l’égo… et des followers

Dans le milieu, on ne fait rien sans ego. "C’est un moteur, mais comme tous les moteurs, il faut pouvoir le contrôler pour ne pas qu’il s’emballe" déclare le gourou des créateurs. Et le meilleur moyen d’entretenir son ego reste la Toile. D’ailleurs, Olivier Rousteing en est la preuve vivante. Avec pas moins de 4.8 millions d’abonnés sur Instagram et des posts quotidiens, il parle à tous, et pas seulement à des personnes du milieu. La clé ? Sembler accessible et rester sincère : "Olivier Rousteing, il a l’air sincèrement heureux que Beyoncé porte sa robe, et c’est ainsi qu’il a réussi à plaire à tous" assure Jean-Jacques Picart. Et c’est certainement aussi grâce à ça qu’il réussit à se faire inviter sur les plateaux télés, comme sur celui de Quotidien le 3 avril dernier. Vous savez (presque) tout. Désormais, c’est à vous de jouer.

 

Designers ArmY

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Mme M.

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