Comment démissionner dans les formes (pas comme Nicolas Hulot) ? Comment démissionner dans les formes (pas comme Nicolas Hulot) ?

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Comment démissionner dans les formes (pas comme Nicolas Hulot) ?

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Publié le Mercredi 29 Août 2018

En direct de France Inter, on apprenait la démission de Nicolas Hulot. Une décision qui a surpris tous les auditeurs, Nicolas Hulot le premier. Voici plutôt la marche qu’aurait dû suivre l’ex-ministre de l’environnement.

À la surprise générale, Nicolas Hulot a pris la décision de quitter le gouvernement. Pour éviter que votre employeur fasse la même tête que Nicolas Demorand et Léa Salamé ce matin (à voir ci-dessous), suivez plutôt les conseils suivant pour démissionner en bonne et due forme.

La première erreur de Nicolas Hulot, c’est d’avoir exprimé sa volonté de démissionner auprès de plusieurs personnes avant de prévenir son employeur. Alors que, pour entrer dans les normes, il aurait dû formuler son vœu de démission auprès de l’Elysée. Et si ça peut se faire à l’oral, les ressources humaines conseillent de rédiger une lettre de démission à remettre en main propre ou par lettre recommandée (avec accusé de réception) afin de conserver une preuve écrite. Ensuite, l’employeur et son salarié établissent ensemble un délai de préavis. Sa durée est variable, elle peut aller jusqu’à trois mois. Durée pendant laquelle Nicolas Hulot devrait encore exercer ses fonctions de ministre de l’environnement.

Pour certaines professions, la durée du préavis est fixée par la loi. D’autres peuvent le négocier et même choisir de partir immédiatement. En revanche, si la décision de dispenser le démissionnaire du préavis provient de l’employeur, celui-ci touchera des indemnités de licenciement qui sont égales au salaire qu’il aurait dû toucher.

Cependant, Nicolas Hulot peut toujours revenir sur sa décision s’il le fait rapidement (2 mois après étant jugé trop tard selon l’arrêt arrêt n° 06-43871 du 5 décembre 2007 de la Cour de Cassation) en plaidant la pression ou un mouvement d’émotion. Mais l’employeur est libre de refuser, auquel cas la démission se transforme en licenciement. L'employeur doit en assumer les conséquences légales et financières.

Ophélie Manya

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