Auto-entrepreneurs : ce qui changent pour vous en 2019 Auto-entrepreneurs : ce qui changent pour vous en 2019

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Auto-entrepreneurs : ce qui change pour vous en 2019 par Tess Annest

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Publié le Dimanche 13 Janvier 2019

Déjà dix ans que le statut d’auto-entrepreneur a été mis en place. Depuis, il a changé de nom pour devenir le micro-entreprenariat, mais c’est quasiment la seule évolution dont il a bénéficié... Cette année, les choses vont (enfin) changer pour les 1,3 million d’auto-entrepreneurs.ses français.e.s. Passage en revue des changements importants.

Depuis le 1er janvier 2019, plusieurs réformes concernant le statut d’auto-entrepreneur (ou de micro-entrepreneur, appelez-le comme vous voulez) sont d’ores et déjà entrées en vigueur. Et pour certaines d’entre-elles, notamment l’accès au chômage, on se dit qu’il était vraiment temps qu’elles adviennent. Auto-entrepreneuses, auto-entrepreneurs, voici ce qui s’apprête à changer pour vous cette année. 

#1 Le prélèvement à la source 

Comme la plupart des travailleurs.e.s français, les auto-entrepreneurs.e.s sont concerné.e.s par la réforme du prélèvement à la source, entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Mais ce n’est pas le cas de ceux et celles qui ont opté pour le versement libératoire, une option qui consiste à s’acquitter de son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations sociales, et ce en fonction de son chiffre d’affaire du mois, ou du trimestre. Bien pratique. Mais attention, elle n’est applicable que si votre revenu fiscal ne dépasse pas les 27 086 €. 

Pour tous les autres, sachez que c'est la déclaration remplie au printemps 2018 qui sera retenue pour l’année 2019. Et c’est là que les nouveaux arrivés paniquent : comment faire si cette votre première année d’auto-entreprenariat ? Pas de panique, trois options s’offrent à vous. Vous pouvez choisir d’attendre septembre 2020 pour faire votre déclaration, commencer à verser des acomptes ou opter pour le versement libératoire. 

#2 L’allongement du congé maternité 

Chez les auto-entrepreneuses, le congé maternité a longtemps été source de mécontentement. Et pour cause : jusqu’à présent, elles n’avaient pas les mêmes droits que les salariées. Elles bénéficiaient d’une indemnité de congé maternité de 74 jours maximum et de 104 jours pour des naissances multiples (des jumeaux). Bien loin donc du congé accordé aux salariées qui elles, bénéficient de 16 semaines, voire de 26 quand elles attendent leur troisième enfant, et de 34 semaines pour une grossesse multiple. 

Depuis le 1er janvier 2019, les choses ont changé, et là encore, il était temps. Le congé maternité des femmes pratiquant une activité auto-entrepreneuriale passe à huit semaines minimum et pourra durer jusqu’à 16 semaines si elles le souhaitent. En revanche, côté congé paternité, c'est silence radio. 

#3 Le droit au chômage 

C’était certainement la partie la plus attendue et la plus réclamée de cette réforme de l’auto-entreprenariat, et elle est enfin entrée en vigueur. Depuis ce 1er janvier 2019, les auto-entrepreneurs.ses français.ses ont enfin le droit au chômage. Depuis maintenant quelques jours, ils/elles peuvent, comme tout le monde, percevoir le chômage à condition qu’ils/elles versent au moins 10 000 euros de chiffre d’affaires par an, et ce pendant deux ans. 

#4 L’exonération d’une partie des charges sociales  

Depuis le 1er janvier, les auto-entrepeneurs.ses peuvent bénéficier de l’Aide aux chômeurs créant une entreprise (ACCRE), jusqu’alors réservée aux chômeurs-créateurs, aux bénéficiaires du RSA et aux moins de 25 ans, et qui est récemment devenue l'"exonération de début d'activité". Cette indemnité leur permet ainsi d’être exonéré.e.s d’une partie de leurs charges sociales pendant les trois premières années de leur activité. Un coup de pouce assez peu négligeable. Seule condition pour y avoir droit : que leur revenu annuel ne dépasse pas 40 524 € pendant la première année d’activité. 

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