60% des managers hommes confient avoir peur de travailler avec des femmes 60% des managers hommes confient avoir peur de travailler avec des femmes

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60% des managers hommes confient avoir peur de travailler avec des femmes

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Publié le Jeudi 23 Mai 2019

Une nouvelle étude états-unienne sur les relations professionnelles entre les hommes et les femmes montre que, depuis le mouvement #MeToo, les hommes craignent de travailler avec des femmes. Retour sur les chiffres clés de l’enquête.

Collaborer avec des femmes, c’est la grande frayeur de plus de la majorité des managers américains, selon une nouvelle étude. Les organismes états-uniens LeanIn et SurveyMonkey ont publié un rapport sur les relations femmes-hommes sur le lieu de travail. Pour cela, 2 421 hommes et 2 761 femmes employés ont été interrogés. Et le résultat est surprenant : 60% de la part masculine sondée affirme être mal à l’aise lorsqu’il s’agit de collaborer avec des collègues féminines. Les enquêteurs montrent que ce chiffre a augmenté de 32% depuis la publication du même rapport sorti en 2018.

Comment expliquer cette hausse ? Les enquêteurs parlent de l’effet du mouvement #MeToo. En effet, les hommes interrogés craignent que leur comportement au travail soit jugé inconvenant par les femmes. Ou qu’ils soient accusés à tort de harcèlement ou d’agression sexuelle… Pour la majorité de l’échantillon masculin, l’inquiétude ne se dirige pas en priorité vers le bien-être des femmes mais plutôt vers leur carrière puisque 50% des hommes affirment que les conséquences d’une plainte pour harcèlement sexuel sont plus dommageables pour la carrière de l’accusé que de la victime. Les femmes, elles, sont à 64% à affirmer l’inverse. Cette méfiance de la part des hommes les poussent à être réticent à se retrouver en réunion individuelle avec une femme. Une méfiance qui pourrait finir par porter défaut à l’évolution de la carrière professionnelle des femmes. Pour ne pas tomber dans ce piège, c’est aux entreprises, de mettre en place des dispositifs de gestion et de prévention en cas d’harcèlement sexuel. Dans une étude publiée en 2017 par l’agence d’intérim Qapa, 78% des femmes déclaraient ressentir un manque d’écoute de la part des ressources humaines de leur entreprise.

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