Violences sexuelles dans le sport : 54 athlètes signent une tribune pour dire stop Violences sexuelles dans le sport : 54 athlètes signent une tribune pour dire stop

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Violences sexuelles dans le sport : 54 athlètes signent une tribune pour dire stop par Tess Annest

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Publié le Mercredi 5 Février 2020

Une semaine après les révélations de l’ancienne patineuse Sarah Abitbol, 54 sportif.ve.s de haut niveau prennent la parole dans "Le Parisien". Ils/elles entendent "briser le mur du silence" qui protègent les violences sexuelles dans ce milieu.

Il semblerait que Sarah Abitbol ait libéré la parole. Il y a une semaine, la championne de France de patinage artistique en couple a accusé son ex-entraîneur Gilles Beyer de l’avoir violée entre ses 15 et ses 17 ans. Ce 5 février 2020, ce sont 54 athlètes qui ont signé une pétition pour enfin dire stop. La patineuse Nathalie Péchalat, le judoka Teddy Riner, la skieuse Ophélie David, l’escrimeuse Astrid Guyart et cinquante autres entendent donc "briser le mur du silence". Une tribune qui intervient quelques heures seulement après l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête pour "viols et agressions sur mineurs par personne ayant autorité sur la victime" visant Gilles Beyer. Le communiqué intitulé "Violences sexuelles : il est temps de donner de la voix" publié dans Le Parisien aujourd'hui a pour but premier de mettre en garde les professionnel.le.s du sport et d'aleter les parents des situations auxquelles les enfants peuvent être confrontés.

"Les révélations récentes d’agressions sexuelles subies par plusieurs jeunes sportifs font trembler le système et réveillent notre colère. Nous, athlètes français de haut niveau, nous nous sentons révoltés. Révoltés, mais malheureusement pas si étonnés que cela… Une fois dévoilée au grand jour, la vérité devient glaçante : le cas isolé devient multiple, les monstres omniprésents", déplorent-ils/elles dans un premier temps. Quelques lignes plus loin, les signataires font part de leur culpabilité. "Il nous est tous arrivé d’avoir des doutes, des suspicions, des bribes d’informations... Le flagrant délit est rare et il n’est pas simple de savoir comment réagir face à une intuition ou une rumeur. Que peut-on dire ? Et à qui ? La compétition, c’est aussi la sélection (…) Trop souvent, parler, c’est risquer son avenir", écrivent-ils/elles en toute honnêteté. Aujourd’hui, ils/elles appellent donc à des prises de mesures législatives et demandent surtout "l’interdiction à vie d’exercer tout métier au contact de la jeunesse, quel que soit le domaine, pour tous les agresseurs et les prédateurs sexuels avérés". Une revendication qui fait écho au cas précis de Gilles Beyer qui, malgré les multiples mises en garde et les accusations de violences sexuelles, a pu continuer d’exercer auprès de jeunes enfants pendant de longues années. "Nous ne pouvons plus nous taire ! Il est temps d’agir collectivement et de prendre conscience que briser le silence, c’est aussi servir le sport", concluent les 54 sportif.ve.s qui indiquent également soutenir la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, "qui a su prendre des positions fortes et engager la lutte contre toutes formes de violences dans le milieu sportif".

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