Violences gynécologiques : quand le sexisme gangrène le milieu médical Violences gynécologiques : quand le sexisme gangrène le milieu médical

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Violences gynécologiques : quand le sexisme gangrène le milieu médical par Laura Carreno-Müller

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Publié le Vendredi 29 Juin 2018

Le 29 juin 2018, un rapport du Haut Conseil à l'Egalité a (enfin) pointé du doigt les violences gynécologiques et obstétricales, subies par les femmes au quotidien. Si le sujet anime depuis plusieurs années des débats sur la Toile, une reconnaissance "officielle" par une instance de l'Etat arrivera peut-être à changer la donne....

Le 29 juin 2018, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) a tiré la sonnette d’alarme : dans un nouveau rapport, commandé en juillet 2017 et remis à la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, l’organisation lève officiellement le voile sur les violences gynécologiques et obstétricales subies par les femmes. Un sujet qui anime des débats houleux depuis des années, et qui est loin d'être une nouveauté puisqu'en 2013, l’auteure et juriste féministe Marie-Hélène Lahaye était l'une des premières à prendre position contre les violences gynécologiques à travers son blog "Marie accouche là"
Selon le rapport, en 2016, 6% des femmes se sont dites "pas du tout" ou "plutôt pas" satisfaites du suivi de leur grossesse ou de leur accouchement. Et ce n’est pas tout, puisque la moitié des Françaises sur laquelle une épisiotomie a été réalisée "déplore un manque ou l’absence totale d’explication" sur le motif de la procédure. Le comble : "3,4% des plaintes déposées auprès des instances disciplinaires de l’Ordre des médecins [toujours en 2016] concernent des agressions sexuelles et des viols commis" par des professionnels de la santé. Et on ne parlera pas des discours culpabilisants sur l’avortement ou un éventuel surpoids... Des paroles blessantes de la part de spécialistes supposés nous aiguiller.

Depuis des années, les langues se délient autour des violences gynécologiques, dénonçant les commentaires infantilisants, le manque de tact (voire la violence verbale ou physique) de la part du corps médical. Le blog "Je n’ai pas consenti" regroupe d’ailleurs plusieurs témoignages sur le sujet, au côté des hashtag #PayeTonUtérus, #PayeTonGynéco ou encore #BalanceTonAccouchement. 

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