Violences faites aux femmes : le Conseil de l’Europe dénonce des lacunes dans le système français Violences faites aux femmes : le Conseil de l’Europe dénonce des lacunes dans le système français

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Violences faites aux femmes : le Conseil de l’Europe dénonce des lacunes dans le système français par Tess Annest

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Publié le Mercredi 20 Novembre 2019

Dans un rapport publié le 19 novembre 2019, le Groupe d'expert.e.s sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Grevio) a épinglé la France sur son traitement des violences faites aux femmes.

Un organe spécialisé du Conseil de l’Europe, le Groupe d’expert.e.s sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Grevio), vient de rendre ses conclusions sur le traitement des violences faites aux femmes en France. Sans grande surprise, selon eux/elles, il est mauvais. Manque d’hébergements d’urgence, prise en charge désastreuse dans les commissariats, définition problématique du viol… Malgré des efforts notables, les lacunes persistent.

Un manque certain d’hébergements

Pour les membres du Grevio, les politiques du pays "peinent à reconnaître la spécificité des violences faites aux femmes et tendent à les assimiler à d'autres problématiques sociales". Ce qui se traduit par une "insuffisance de dispositifs d'hébergement spécialisés destinés aux femmes victimes de violences". Ils/elles demandent donc "la mise en place de centres d'aide d'urgence pour les victimes de viols et de violences sexuelles, afin de leur dispenser un examen médical et médico-légal, un soutien lié au traumatisme et des conseils".

Une mauvaise réponse pénale aux violences sexistes et sexuelles

Autre point noir en France : la définition des violences sexuelles. "La définition des agressions sexuelles et du viol ne repose pas sur l’absence d’un consentement libre mais exige le recours à la violence, contrainte, menace ou surprise", déplore le groupe du Conseil de l’Europe qui demande à ce que les choses bougent rapidement. Concernant l’ordonnance de protection, entrée en vigueur il y a neuf ans et qui doit permettre la mise en sécurité des victimes pendant six mois, elle ne s’applique selon les expert.e.s pas à "toutes les formes de violence, contrairement aux exigences de la convention d’Istanbul"  et son application "varie considérablement selon les tribunaux".

Qu’en pense le gouvernement ?

Alors que 136 femmes auraient, selon Nous Toutes, été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année 2019, Marlène Schiappa s’est engagée à "expertiser" toutes les pistes proposées par le rapport et promet de les mettre en place "dans les plus brefs délais". Elle rappelle par ailleurs que de nouvelles mesures seront annoncées le 25 novembre 2019, date à laquelle prendra fin le Grenelle des violences conjugales.

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