Violences faites aux femmes : des femmes étendues sur le sol pour dénoncer les féminicides Violences faites aux femmes : des femmes étendues sur le sol pour dénoncer les féminicides

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Violences faites aux femmes : des femmes étendues sur le sol pour dénoncer les féminicides par Tess Annest

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Publié le Dimanche 20 Octobre 2019

En France, le nombre de féminicides ne cesse d’augmenter. En 2019, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Face à ce constat alarmant, le collectif #NousToutes a organisé cinq "die-in" pour interpeller à nouveau le gouvernement.

En 2019 encore, le nombre de femmes mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon en France sera plus élevé que l’année précédente. Mi-octobre, le nombre de femmes tuées par leur (ex)-conjoint a atteint celui de l’entière année 2018. On déplore, pour le moment, 121 féminicides. Un triste record qui a poussé le collectif #NousToutes a interpellé une nouvelle fois le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Ce samedi 19 octobre 2019, l’association a organisé cinq "die-in" parisiens à Bastille, Saint-Michel, Châtelet, Nation et place de la République où plus de 300 personnes étaient réunies. "Allô, je voudrais signaler que mon mari me frappe et là, ce soir, j’ai très peur qu’il m’arrive quelque chose de grave", "Qu’est-ce que vous appelez ‘il vous frappe' ? Des gifles ? C’est pas des coups", "Vous attendez quoi ? Que je sois morte ?"… Ces mots ont résonné sur les cinq grandes places de la capitale pendant plusieurs minutes avant que des centaines de femmes tombent par terre pour symboliser les trop nombreux féminicides qui ont eu lieu en France. Elles se sont ensuite relevées en criant "Pas une de plus" et "121 femmes assassinées, Macron, faut se réveiller!". Un énième cri d’alarme pour #NousToutes qui estime que les mesures récemment prises par Marlène Schiappa ne sont que "de la poudre aux yeux". Le collectif réclame le financement de campagnes permanentes dans les médias, l’augmentation du nombre d’hébergements, l’attribution de téléphones grave danger et d’ordonnances de protection et l’instauration de consignes fermes dans tous les commissariats français. À son initiative, une grande marche contre les violences faites aux femmes sera organisée le 23 novembre 2019. 

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