#UberCestOver : des femmes appellent à boycotter Uber après plusieurs cas d’agressions sexuelles par des chauffeurs #UberCestOver : des femmes appellent à boycotter Uber après plusieurs cas d’agressions sexuelles par des chauffeurs

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#UberCestOver : des femmes appellent à boycotter Uber après plusieurs cas d’agressions sexuelles par des chauffeurs

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Publié le Vendredi 22 Novembre 2019

Après le témoignage d’une Strasbourgeoise qui a été agressée par un chauffeur Uber, des centaines de femmes réagissent à travers le hashtag #UberCestOver.

Samedi 16 novembre dernier, Sonia, strasbourgeoise de 22 ans, prend un Uber pour rentrer chez elle avec quatre de ses amis. C’est elle qui se fera déposer en dernier. Alors qu’elle se retrouve seule dans le véhicule, le chauffeur devient entreprenant.  "Il a commencé à poser sa main sur la mienne en la serrant très fort, raconte-t-elle aux Dernières Nouvelles d’Alsace. Il l’a passée sur ma cuisse puis sur sa cuisse. J’ai tenté de le pousser avec mon sac. Avec mon autre main, j’essayais d’envoyer un message à une copine mais j’avais peur qu’il me voie et qu’il me prenne mon téléphone. " Elle arrive chez elle tétanisée et décide de signaler cette agression à la plateforme. "Quelqu’un m’a rappelée le lendemain pour me dire que les mesures nécessaires seraient prises ", précise Sonia qui porte également plainte au commissariat. 

Ce témoignage, la jeune femme l’a partagé sur les réseaux sociaux "pour mettre en garde d’autres filles", accompagné d’une photo de son agresseur. Dans les commentaires, une autre femme réagit : elle s’est fait attaquée de la même manière deux ans auparavant par le même individu. Dans la foulée, cette dernière se confie alors à Anna Toumazoff, chargée de communication pour la newsletter "Les Glorieuses". Anna relaie l’information auprès de ses 31 000 abonnés, mardi, dans une vidéo sur Instagram, à travers son compte @memespourcoolkidsfeministes. Dès lors, plusieurs femmes répondent et lui relatent des expériences similaires. Des histoires qu’Anna partage publiquement, souhaitant attirer l’attention de Uber pour que les mesures nécessaires soient prises. Vous pouvez les retrouver dans les Stories épinglées de son compte Instagram
Jeudi 21 novembre, toujours sans réponse de la plateforme, Anna Toumazoff interpelle Uber via un post Instagram que vous retrouverez ci-dessous. Elle appelle notamment toutes les femmes - victimes ou non - à témoigner avec le hashtag #UberCestOver, comprenez "Uber c’est terminé", et plus encore, à boycotter la plateforme. 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

coucou @uberfr, vous voulez toujours pas parler de vos chauffeurs agresseurs/violeurs multirécidivistes et du fait que vous les laissez en service, nous exposant toutes au pire? Mieux encore, vous répondez a rien et effacez nos commentaires? Nous prenons vos véhicules souvent juste pour se sentir en sécurité, et on risque ça, sérieux? Pas de souci, mais nous on va vous inonder en tout cas. On est des milliers, on a nos claviers, notre htag #UberCEstOver, et notre détermination. ✊???? @UberFR, il va falloir se justifier. (Tout est disponible en story et story à la une - n’hésitez pas à partager ce post avec le #UberCEstOver et tagger @uberfr)

Une publication partagée par Anna Toumazoff (@memespourcoolkidsfeministes) le


Uber finit par apporter une réponse dans l’après-midi, via Twitter, après avoir supprimé des commentaires aux preuves embarrassantes pour l'entreprise, comme l'a dénoncé le collectif #NousToutes. Un geste pour lequel s'excuse Uber, interrogé par le HuffPost.
De nombreuses femmes continuent évidemment de témoigner - et de se révolter - depuis les réseaux. A quoi bon prendre un Uber pour être en sécurité, si l’on s’y fait agresser ? Comment un conducteur peut-il garder ses 5 étoiles après une agression sexuelle ? Chouette timing, alors que la Marche contre les violences sexistes et sexuelles se déroule ce samedi 23 novembre… 

 

Selon les informations de BFMTV, les employés en charge des plaintes ont été "spécifiquement formés par les associations de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, pour savoir comment agir dans le cas où une agression leur serait communiquée". Des formations qui ne sont visiblement pas offertes aux chauffeurs. Bref, un argument qui ne nous convainc pas, d’autant plus qu’en 2018, le PDG de la marque, Dara Khosrowhahi, avait déclaré vouloir faire d’Uber "la plateforme de transport la plus sûre dans le monde". En juin dernier, elle s'était même associée avec l'application HandsAway pour lutter contre le harcèlement de rue et offrir des courses gratuites aux femmes en danger... Mouais.

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