Six choses à savoir sur Jameela Jamil, la vraie star de "The Good Place" Six choses à savoir sur Jameela Jamil, la vraie star de "The Good Place"

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Cinq choses à savoir sur Jameela Jamil, la vraie star de "The Good Place" par Dan Hastings

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Publié le Jeudi 3 Janvier 2019

Début décembre 2018, on apprenait que "The Good Place" (à binge-watcher actuellement sur Netflix) aurait droit à une quatrième saison. Le perso qu’on a hâte de retrouver en 2019 ? L’infernale et hilarante Tahani Al-Jamil, jouée par Jameela Jamil.

#1 Elle est devenue une star… par hasard
La chance sourit définitivement aux audacieuses. La preuve ? C’est après un seul casting, en n’ayant jamais pris de cours de comédie, et seulement poussée par un "on verra bien si tu sais jouer" de son agent, que Jameela Jamil a décroché le rôle de Tahani Al-Jamil dans The Good Place, qui cartonne sur NBC et Netflix. La série suit les aventures d’Eleanor Shellstrop, jouée par Kristen Bell, une jeune femme morte dans un accident et arrivant par erreur au paradis. Elle y rencontrera Tahani, qui, de son vivant, était une riche socialite pakistano-anglaise fréquentant Gwyneth Paltrow et Pippa Middleton, et adorant s’en vanter. Car avec son accent posh et son style cucul la praline, Tahani en fait des caisses… ce qui la rend on ne peut plus attachante. Mais si dans la série, son personnage a tout reçu sur un plateau d’argent, Jameela Jamil a dû surmonter plusieurs épreuves dès son jeune âge avant d’accomplir ses rêves.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Hooooooly Shirt we are back September 27th with season 3 ❤️ @Netflix and @Nbc

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#2 Un accident lui a paradoxalement sauvé la vie
Née à Londres, elle connaît une enfance heureuse mais cumule les soucis de santé. Son audition lui fait défaut, ce qui l’oblige à passer plusieurs fois sur la table d’opération et à être scolarisée dans un établissement réservé aux enfants atteints d’un handicap. A l’adolescence, elle se met à complexer sur son physique et devient anorexique, fascinée par Kate Moss et autres mannequins mincissimes. Dans le Londres de la fin des 90s, le style heroin chic, avec côtes et os du bassin apparents, est alors au sommet de la hype... Une spirale finalement brisée par un terrible accident, qui survient alors qu’elle a 17 ans. "J’ai été renversée par une voiture qui m’a projetée contre une autre. J’ai eu le dos cassé", explique-t-elle au micro du journaliste Krishnan Guru-Murthy dans son podcast Ways to change the world. Elle est ensuite hospitalisée pendant un an et doit s'astreindre à une lourd processus de rééducation. Cet accident, qui aurait pu lui être fatal, lui insuffle une véritable rage de vivre. C’est aussi dans son lit d'hôpital qu’elle fait enfin la paix avec son corps. "Sans [cette collision], je serais toujours anorexique aujourd’hui. J’ai pris du poids, j’ai appris à m’aimer de cette façon-là, j’ai compris que je faisais du mal à mon corps depuis longtemps", confie-t-elle à Guru-Murthy.

#3 Une tumeur au sein l’a poussée à changer de métier
Quelques années plus tard, elle jongle entre son poste de professeur d’anglais à plein temps et des missions de journaliste, photographe, mannequin mais aussi DJ. La télévision nationale, puis la radio, lui tendent les bras en 2008, lorsque le poste d’une certaine Alexa Chung dans le talk-show matinal Freshly Squeezed de Channel 4 devient vacant. Le Royaume-Uni entier découvre alors Jameela Jamil. Mais son corps lui fait une fois de plus défaut en 2015, quand une tumeur au sein est détectée par son médecin. En attendant les résultats de sa biopsie, elle réalise qu’il lui reste des dizaines de rêves à concrétiser. Elle en veut plus. La tumeur étant bénigne, elle décide sur un coup de tête de laisser tomber sa vie en Angleterre et de parcourir le monde pendant un an, avant d’emménager à Los Angeles en 2016. Elle espère y mixer dans des clubs en attendant de se faire un nom comme scénariste, l’écriture étant sa passion. C’est à cette période qu’elle passe le casting de The Good Place et devient mondialement connue. Une notoriété toute fraîche, qu’elle utilise à bon escient.

#4 C’est une activiste passionnée
En mars 2018, Jamil découvre sur Instagram un cliché de tout le clan Kardashian où le poids de chacune est précisé. Exaspérée de voir que ces business women accomplies, millionnaires et mères soient résumées à leur poids, l’interprète de Tahani décide de dire elle aussi combien elle pèse, mais avec des mots. Elle écrit : "Je pèse : ma relation amoureuse géniale, mes amis incroyables, mon travail, mon indépendance financière, mes bras qui pendent et mon amour propre, malgré toutes les choses que les médias m’ont appris à détester chez moi".
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Après avoir invité sa communauté à faire de même, elle reçoit des centaines des clichés, si bien qu’elle créé un compte Instagram dédié. Ce dernier rassemble actuellement 268 000 followers, et grossit de façon organique, sans publicité ni campagnes de promotion. Le fil de ce musée de la bienveillance digital se remplissant peu à peu de photos d’anonymes du monde entier, qui décident enfin de se définir non plus par leur poids, mais par des accomplissements dont ils sont fiers. Et tout le monde y trouve sa place : membres de la communauté LGBTQ+, personnes de nationalités et ethnies variées, gens valides et ou en situation de handicap, individus atteints de pathologies jamais représentées dans les médias, comme la maladie de Crohn, qui peut nécessiter la pose d’une poche de stomie...  
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

#iweigh

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Pour protéger les adolescentes parfois fragiles, qui lui rappellent la jeune fille anorexique qu’elle a été, Jamila Jamil n’hésite pas à passer des messages aux plus grandes influenceuses. Lorsqu’elle voit Kim Kardashian faisant la promo de sucettes coupe-faim ou Cardi B qui clame les bienfaits de thés détox laxatifs, elle dit tout haut sa colère. "L’argent que ces influenceurs gagnent est basé sur le sang et les larmes de jeunes filles qui les croient, qui les suivent et qui voient en elles les grandes soeurs qu’elles n’ont jamais eues. (...) Tout ça est toxique et fait beaucoup de mal, d’autant plus que les influenceurs ont une audience. Ils recyclent de la haine de soi", souligne-t-elle dans son entretien avec Guru-Murthy. Avec humour, elle n’a d’ailleurs pas hésité à dévoiler au public les effets secondaires de ces fameux thés qui promettent un ventre plat, et qui sont de dangereux laxatifs pouvant abîmer le colon.


#6 Elle n’a pas honte de parler de ses “défauts”
Celle qui est en pleine écriture d’un livre se remet aussi facilement en question et accepte la critique. Comme lorsqu’une journaliste du magazine Nylon lui demande en 2018 si ce n’est pas un peu facile de demander aux gens de s’aimer quand soi-même on est grande, mince et considérée comme belle, et qu’elle répond, après lui avoir montré ses pieds, qu’elle déteste : "Mon derrière ressemble à une carte routière. J’ai tout le temps des boutons. Mes dents du bas vont dans tous les sens et ne sont pas blanches. J’ai de la cellulite". Des petits détails présents chez le commun des mortels, mais qui apparaissent peu dans les médias et jamais sur une couverture de magazine. D’où son aversion pour Photoshop et ses déceptions après avoir posé pour des magazines anglais. "On a retouché mon nez pour qu’il soit plus petit, on m’a blanchie la peau pour me rendre plus ‘acceptable’ pour un public caucasien, confie-t-elle sur Channel 4. C’est blessant. C’est dangereux non seulement pour ma santé mentale, mais aussi pour celles des jeunes filles qui le voient. Faire ça, c’est me dire que je n’étais pas assez bien pour eux le jour où je suis venue poser devant le photographe". Aujourd’hui, fini les retouches et les brushings à outrance, ses photos montrent ses cheveux ondulés et ses petites vergetures au niveau des seins ou rien. Des "défauts" cosmétiques que Jameela Jamil impose grâce à sa célébrité, afin de construire un monde meilleur au-delà des plateaux de The Good Place.

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