Sexisme : comment survivre en grande école quand on est une femme ? Sexisme : comment survivre en grande école quand on est une femme ?

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Sexisme : comment survivre en grande école quand on est une femme ? par Laura Carreno-Müller

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Publié le Lundi 26 Mars 2018

Le sexisme a encore de beaux jours devant lui... même dans les grandes écoles. Selon une enquête publiée dans Libération le 23 mars 2018, la prestigieuse formation militaire de Saint-Cyr est gangrenée par le phénomène. On a demandé à des étudiantes leurs méthodes pour combattre blagues relous, harcèlement voire agressions.

 

 

#1 Ignorer les sexistes

Pour Sarah, c’est évident : "l’ignorance est le meilleur des mépris". Face au sexisme, cette future ingénieure électronique préfère laisser couler. "Le sexisme fait tellement partie des normes que les hommes ne se rendent peut-être pas compte de ce qu'ils font, dit-elle. A l’époque où elle était en classe prépa, la jeune femme a même dû encaisser des remarques sexistes de la part de ses profs, plutôt que de ses camarades. "Je ne réagissais pas car je me disais qu’il ne fallait pas que je me laisse déstabiliser, je devais juste faire mes preuves. Je me rends compte maintenant que ces remarques ne sont pas normales", confie-t-elle. 


#2 Balancer sa meilleure vanne

Tandis que certaines n’accordent aucun intérêt à leurs détracteurs, d’autres optent pour un humour acerbe. C’est le cas de Véronique, qui a fait ses études à l’ADERF, une école de kinés parisienne. "Je préfère utiliser les mêmes codes qu'eux, parce qu’ils ne comprennent pas autrement. Lorsqu'une fille de ma classe s'est fait emmerder par des mecs parce qu'elle se tenait jambes écartées, j'ai fait des commentaires sur la taille de leurs bites", explique la jeune femme de 25 ans. De quoi calmer l’égo des machos

 

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#3 Porter une voix différente
Lorsqu’elles sont confrontées à des comportements ou à des remarques sexistes, certaines femmes répondent avec créativité. "Je boycottais les chants homophobes", déclare Karine, ancienne étudiante en école de commerce KEDGE. Avec la création de sa propre association étudiante (et avec l’aide de camarades), elle s’est imposée en contre-pouvoir face au sexisme dans son établissement : "On préférait organiser des événements consacrés à des thèmes décalés, pour remplacer les traditionnelles soirées "Putes et Mac'", où les filles devaient se rendre en petite tenue pour le plaisir des mecs". Respect.


#4 Ne pas lâcher le morceau 

Du côté de Camille, étudiante en journalisme à l’Ecole de Journalisme de Grenoble (EJDG), face au sexisme, mieux vaut se fier aux supérieurs. "En cas de problème je vais voir la responsable d’études pour en parler, car je sais qu'elle saura gérer le problème", dit-elle. Et pour la jeune femme, cette démarche doit être collective : les étudiants devraient tous faire pareil. Face à une mobilisation de masse, une école ne peut pas ignorer le problème. 

 

#5 Faire confiance aux autorités

Problème : les responsables d’études ne soutiennent pas toujours les étudiantes. Dans le cas où on passe du harcèlement à l’agression, le dépôt de plainte devient obligatoire selon Mathilde. "Si rien ne bougeait et que je ne me sentais pas en sécurité, j'irais au commissariat", confie cette étudiante de L’Institut Supérieur des Arts Appliqués (LISAA). Elle-même confrontée à des violences misogynes sous forme de commentaires sur son physique et ses tenues, la jeune femme souhaite tout de même rester dans son établissement "pour montrer [sa] force mentale". #girlpower
 

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