Santé : 7 marques d’implants mammaires "susceptibles de constituer un danger rare mais grave" Santé : 7 marques d’implants mammaires "susceptibles de constituer un danger rare mais grave"

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Santé : 7 marques d’implants mammaires "susceptibles de constituer un danger rare mais grave" par Tess Annest

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Publié le Lundi 25 Mars 2019

Sept marques d'implants mammaires "susceptibles de constituer un danger rare mais grave" pourraient bientôt être retirées du marché français. Pour le moment, l’Agence nationale des produits de santé (ANSM) ne fait que tirer la sonnette d’alarme. Avant la sanction ?

Dans un courrier envoyé aux fabricants le 19 mars 2019, l’Agence nationale des produits de santé (ANSM) alerte sur le caractère dangereux de sept marques d’implants mammaires. Toutes "présentent un risque de survenue de lymphome anaplasique à grandes cellules associé au port d'implants mammaires" et pourraient provoquer des cancers "rares mais graves". "Au vu des données scientifiques acquises, des données de vigilance nationales, des avis d'experts et recommandations nationales et internationales de professionnels de santé, il apparaît que les implants mammaires à enveloppe macro-texturée ainsi que les implants mammaires recouverts de polyuréthane présentent un risque de survenue de LAGC-AIM", ont même expliqué les experts. L’Agence envisage donc sérieusement de les retirer du marché français et d’arrêter d’en faire la publicité.

Depuis 2011, 56 cas de cette forme rarissime de cancer ont été recensés chez des Françaises porteuses d’implants mammaires, texturés pour la plupart. Trois en sont même décédées. Pourtant, aujourd’hui encore, les prothèses macro et micro texturées représentent 85% du marché. Les prothèses macrotexturées concernées par cette mise en garde sont celles des marques Biocell (Allergan), déjà retirées de la vente en raison de la perte du marquage CE nécessaire à leur commercialisation, LSA Polytext (Polytech) et Arion, ainsi que les implants Cristalline et Nagotex. Concernant les prothèses à enveloppe polyuréthane, la seule marque sur laquelle les projecteurs sont braqués pour le moment est Microthane (Polytech).

Toutefois, "aucune décision n’a été prise à ce stade", avertit le gendarme sanitaire qui rendra prochainement sa décision officielle sur le sujet. Si cette interdiction entrait bel et bien en vigueur en France, elle irait bien au-delà de celle faite par l’ANSM en février 2018. Pour rappel, elle avait demandé le retrait de l’ensemble des implants dits macro-texturés ainsi que de ceux à enveloppe en polyuréthane. Un simple avertissement qui fait pourtant déjà bondir certains médecins. Pour Sébastien Garson, président de la Société française des chirurgiens esthétiques plasticiens (Sofcep), une telle interdiction serait "délétère pour l'intérêt des patientes" et pourrait même créer la panique chez les patientes qui en portent.

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