Ruby Rose en Batwoman lesbienne : est-ce vraiment révolutionnaire ? Ruby Rose en Batwoman lesbienne : est-ce vraiment révolutionnaire ?

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Ruby Rose en Batwoman lesbienne : est-ce vraiment révolutionnaire ? par Anne Lods

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Publié le Lundi 13 Août 2018

Le mercredi 8 août dernier, on apprenait que Ruby Rose allait jouer une Batwoman lesbienne dans une série dédiée à la super-héroïne, ce qui est une grande première. Tous les médias se sont emballés, on ne parle même pas des internautes, mais qu’en est-il vraiment ? On a recueilli l’avis d’expert du Youtubeur Le Commis des Comics, qui a fait des super-héros son sujet de prédilection.

L’annonce d’une série Batwoman à venir avec une héroïne ouvertement lesbienne a bouleversé le paysage audiovisuel, mercredi 8 août 2018. Et c’est l’actrice Ruby Rose, révélée par son rôle de Stella, dans la série Orange Is The New Black, qui enfilera son costume. C’est une grande première dans l’univers de DC Comics pour la chaîne CW, car jusqu’alors, les super-héros comme Kate Kane (la véritable identité de Batwoman), étaient relayés au second plan et leur sexualité pas même évoquée. La communauté LGBTQ+ est enfin représentée dignement à l’écran et tout le monde en a parlé, naturellement.

 

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Pourtant, le Youtubeur Le Commis des Comics, spécialiste du genre, a une toute petite réserve sur cette nouvelle, même s’il était ravi de l’apprendre. On se serait un peu précipités. Bien qu'il s’agisse de la première Batwoman en live action, elle n’est pas la première à ne pas être hétérosexuelle. "Je ne sais pas si on peut parler de révolution, sachant que ce n’est pas la première série CW à suivre les aventures d’un personnage principal féminin, explique-t-il. De plus, la bisexualité de Constantine était explorée dans la série Legends of Tomorrrow (toujours sur CW)". Et ce qui paraît à première vue révolutionnaire en terme de série télé ne l’est pas forcément dans les comics originaux, même si évidemment, l'initiative est très bonne. Parmi les super-héros les plus connus issus de la communauté LGBTQ+ on compte évidemment : Catwoman qui est bisexuelle en fonction de qui l’écrit, Iceberg chez les X-Men, Green Lantern ou encore Harley Quinn qui entretient une relation ambigüe avec Poison Ivy… Et non, la relation de Batman et Robin n’est qu’un fantasme populaire.



D’ailleurs, selon Le Commis (nous ne dévoilerons pas son prénom pour préserver son identité de super-héros), la vie purement sexuelle des super-héros n’a pas d’importance. Ce sont uniquement leurs intérêts romantiques qui le sont, car ils créent souvent des ressorts narratifs intéressants. L’identité amoureuse du héros joue un rôle capital dans certains arcs narratifs car il le met face à une discrimination. Quelque chose qui est essentiel en 2018. "Je pense que la meilleure représentation de la société telle qu’elle est, c’est-à-dire diverse, est un procédé naturel pour toute œuvre de pop culture, développe le vidéaste. Son principe même est justement de se nourrir du contexte socio-culturel dans lequel elle est produite. De ce point de vue, oui, nous avançons, mais depuis quelques temps déjà !" Le fan et spécialiste précise pourtant qu’il faudrait trouver un juste milieu entre la représentation naturelle et l’exploitation commerciale d’un personnage issu de la communauté LGBTQ+. Représenter tout le monde et faire que chacun s’identifie à un héros, c’est important. Surfer sur la vague pour faire le buzz, non.

"Les super-héros sont souvent issus des mythes et forment de nouvelles légendes, d’après Le Commis. Il est important d’avoir des mythes qui nous aident à appréhender le monde ou à porter sur lui un regard différentCa fait réfléchir, et c’est en cela que l’identification peut être intéressante". Et cela va bien au-delà de la communauté LGBTQ+ pour lui qui estime que la culture ne doit exclure personne. "J’adore citer Chip Reece qui, à la naissance de son fils trisomique, s’est demandé à quel héros il pourrait s’identifier plus tard, raconte-t-il. Aucun. Soit, il a écrit et fait dessiner Metaphase, dont le héros est un jeune trisomique. Parfait ! "  On n’aurait pas dit mieux.

 

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