Réseaux sociaux : devrait-on apprendre à la fermer ? Réseaux sociaux : devrait-on apprendre à la fermer ?

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Réseaux sociaux : devrait-on apprendre à la fermer ? par Lucile Quillet

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Sur Medium, TripAdvisor, Twitter ou encore Facebook, tout le monde peut l’ouvrir, sans filtre, ni passe-droit. Jusqu’à s’en crever les tympans ? Tout dépend de comment cette parole est utilisée, justement. La preuve par quatre.

#1 Surtout pas ! Le peuple a (enfin) repris la parole et le pouvoir
Avant, on écoutait l’élite des puissants (politiciens, stars et chroniqueurs ayant pignon sur rue) nous expliquer la vie. Grâce aux réseaux sociaux, le micro est rendu au peuple, du moins, à quiconque d’assez fortuné pour se payer un forfait Free et un smartphone. Combinez la fin du monopole au “french art d’ouvrir sa gueule“, et vous obtenez 21,8 millions d’utilisateurs actifs chaque mois sur Twitter et 34 millions pour Facebook en France. Autant de petites vagues qui, ensemble, aident à former un tsunami capable de faire céder des tabous solides et provoquer un électrochoc de conscience. #Metoo

#2 Absolument, à force d’ego trip, personne n’écoute
Si c’est cool de répertorier les gynécos non sexistes sur Gynandco, quid des boutons smiley jaune/vert/rouge à la sortie des toilettes de l’aéroport ? Dans la culture de la review, l’important n’est pas d’aider son prochain (surtout ces touristes que vous pourrissez h24), mais de se sentir powerful. Si on adore l’ouvrir, on a la flemme de lire les diatribes des autres sur Facebook dès qu’il y a “Lire la suite”. La redescente de cet ego trip est donc d’autant plus hardcore qu’on se rend compte que l’impact de nos publications est proche du néant (“Quoi ? Seulement quatre Likes ?”). Seule l’entreprise Cambridge Analytica, tapie dans l’ombre, lit et récolte vos infos en se frottant les mains de votre naïveté.


#3 Surtout pas, l’exercice des clashs renforce notre pensée
Avant, en soirée, vous ne saviez jamais quoi répondre aux scuds verbaux de votre pote Marco. Les réseaux sociaux ont reconditionné le débat : derrière l’écran, on dispose de plus de temps pour préparer sa contre-attaque. On travaille ses arguments, on structure sa réflexion, on reformule. Sur Medium, vous apprenez à la fois à être un ninja de la rhétorique, à assumer vos opinions et donner de la valeur à votre propre pensée. #TrembleYannMoix

#4 Oui ! La parole est dévaluée par des opinions en carton
Malheureusement, le royaume des réseaux est pourri : fake news, avis bidons (35% selon la Direction générale de la concurence, de la consommation et de la repression des fraudes), néo-Zola indignés mais mal renseignés, hashtags militants creux... L’océan de la démocratie 3.0 se serait-il transformé en fosse sceptique ? Dans cette cacophonie, seul le silence aurait encore de la valeur, à en croire l’explorateur norvégien Erling Kagge, dont le livre consacré à ses vertus, Silence in the age of noise, a été traduit en vingt cinq langues. Faites-vous rare et on vous écoutera le jour où vous aurez vraiment quelque chose à dire.

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Mme M.

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