Rentrée scolaire 2018-2019 : faire ses études coûte de plus en plus cher Rentrée scolaire 2018-2019 : faire ses études coûte de plus en plus cher

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Rentrée scolaire 2018-2019 : faire des études coûte de plus en plus cher par Anne Lods

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Publié le Mardi 21 Août 2018

Selon le rapport annuel de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) publié le 20 août 2018, le coût de la vie d’étudiant augmente de 1,31% cette année par rapport à l’année dernière. Menant ainsi les étudiants souvent à la précarité.

Pas facile d’être étudiant en 2018. L’UNEF, dans son rapport annuel publié ce lundi 20 août, estime que la rentrée 2018 coûtera 1,31% plus cher aux étudiants que l’année passée, qui était déjà en hausse de 2,09%. Après avoir perçu l’ensemble des aides possibles (bourses, APL) l’étudiant se retrouve en moyenne avec un reste à charge mensuel de 837,72€. Le syndicat a calculé, cela correspond à une hausse annuelle de 129,59€ par rapport à l’an dernier. En cause ? Des loyers qui flambent dans trois quarts des villes universitaires, suivis de près par les abonnements pour les transports en commun. Huit villes dans le pays cumulent les deux : Nantes, Lille, Saint-Etienne, Nancy, Angers, Rouen, Toulouse et Lyon. Sans surprise, Paris reste la ville où les loyers étudiants sont les plus onéreux, avec un loyer moyen de 830€ pour la rentrée 2018/2019. Si l’on calcule les données que l’on a pour l’instant, il resterait donc 7,72€ à l’étudiant parisien pour vivre, s’il touche des aides. Un train de vie somme toute très confortable…

Pour Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF, le problème viendrait du gel des aides sociales décidées par le gouvernement, mais également des bourses aux critères sociaux et de l’aide au logement. On compte 73% des étudiants qui seraient exclus du système des aides sociales. "Il y a un problème structurel dans les aides à destination des étudiants, a-t-elle déclaré sur franceinfo. Ils s’enfoncent de plus en plus dans la précarité. Ils sont de plus en plus obligés de se salarier pour financer leurs études alors que c’est une des premières causes d’échec à l’université". Ils seraient 46% à travailler parallèlement à leurs études. Pour pallier ce problème, le syndicat appelle le gouvernement à adopter une nouvelle politique en faveur des jeunes et des étudiants : augmenter le nombre d’étudiants éligibles aux bourses et revaloriser leur montant. Pour aller plus loin, la présidente de l’UNEF demande à ce que les jeunes puissent ne plus dépendre de la feuille d’impôts de leurs parents et obtiennent une allocation autonomie. Même avec un revenu faible des parents à charge, beaucoup d’étudiants sont exclus du système d’aides sociales.

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