Règles : l’Anses alerte une nouvelle fois sur l’utilisation des cups et des tampons Règles : l’Anses alerte une nouvelle fois sur l’utilisation des cups et des tampons

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Règles : l’Anses alerte une nouvelle fois sur l’utilisation des cups et des tampons par Tess Annest

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Publié le Mardi 21 Janvier 2020

En 2018, l’Anses avait déjà alerté sur les potentielles substances chimiques contenues dans les protections hygiéniques féminines. Ce lundi 20 janvier 2020, elle revient à la charge et déplore un sérieux manque d’information concernant les substances ajoutées dans les cups et les tampons.

L’Anses tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Déjà en 2018, elle conseillait aux fabricant.e.s de protections hygièniques "d’améliorer la qualité de ces produits afin d’éliminer ou de réduire au maximum la présence des substances chimiques". Ce lundi 20 janvier 2020, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation en remet une couche quant à l’utilisation des protections intimes qui présentent, selon elle, un risque, rare mais grave, de choc toxique. Dans un rapport intitulé Sécurité des produits de protection intime, elle préconise de ne pas utiliser de cup menstruelle et de tampon la nuit "afin de diminuer le risque de développer un SCT menstruel compte tenu de la durée de port". Après le port prolongé d’une protection périodique, des toxines sont effectivement produites par deux types de bactéries présentes dans le vagin, les staphylocoques dorés et les streptocoques B, et peuvent, de fait, provoquer des infections. Bien qu’elle note "l’absence de risque sanitaire dans les tampons, les serviettes hygiéniques et/ou les protège-slips et les coupes menstruelles, que ces substances chimiques aient été détectées ou bien quantifiées", elle appelle donc à la plus grande prudence.

En effet, dans ce nouveau rapport, les expert.e.s déplorent toujours que "les matériaux de fabrication des protections intimes sont mal documentés et que les auditions des représentants des fabricants de ces produits n’ont pas permis de les caractériser de façon précise". Ils/elles estiment qu’il existe aussi un réel manque d’information sur la fabrication des substances ajoutées dans les tampons et autres cups menstruelles "comme les colles par exemple, ou les substances ajoutées intentionnellement (parfums, encres…)". Cependant, les scientifiques remarquent que toutes les mesures ont été prises par les fabricant.e.s pour réduire la quantité de perturbateurs endocriniens dans ces produits puisque les taux sont tous inférieurs aux seuils sanitaires. Il reste tout de même fortement conseillé de respecter "les recommandations d’utilisation des industriels, en particulier, celles sur la durée de port des tampons et des coupes, le port d’un tampon uniquement pendant les règles et l’utilisation de tampons ayant le plus faible pouvoir absorbant nécessaire par rapport à l’abondance des règles, afin d’éviter le port de la protection au-delà du temps recommandé".

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