Pourquoi on écoute des chansons de plus en plus tristes ? Pourquoi on écoute des chansons de plus en plus tristes ?

L'époque en live

Selon une étude, on écouterait des chansons de plus en plus tristes

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Publié le Lundi 18 Février 2019

Selon une récente étude américaine, les chansons que l’on écoute seraient de plus en plus tristes au fil des années. Explications.

Si dans les années 50, on chantait la joie et le bonheur, les années 1980 sont plutôt synonymes de peur. Et ces dernières années, la colère a repris le dessus. Pour mener leurs recherches, deux scientifiques américains ont analysé les sentiments exprimés dans 6150 chansons classées au "Bilboard Hot 100", le hit-parade hebdomadaire des 100 chansons les plus populaires aux États-Unis entre 1951 et 2016. Conclusion ? Les résultats ont démontrés qu'il existe un changement radical en matière d'émotions dans les paroles à travers les décennies. 

"Le changement de sentiments dans les paroles ne reflète pas nécessairement ce que les musiciens et auteurs-compositeurs ont voulu exprimer, mais est davantage lié à ce que les consommateurs voulaient écouter chaque année" , a révélé Lior Shamir l'un des auteurs de l'étude. Et oui chaque période à son impact sur le moral des gens. Au début des années 1980, le thème de la peur était davantage abordé à cause de la guerre froide. Progressivement, on assiste à un regain d'espoir dans les chansons avec la chute du Mur de Berlin et la fin de l’URSS. Et puis dans les années 2000, un sentiment de haine et de colère refait surface : environnement, crise politique et sociale, attentats du 11 septembre... 

La musique reste un vecteur de bien-être
Michael Boumendil, designer sonore et fondateur de l’agence de Design Musical Sixième Son, rappelle qu’il est important "de différencier les musiques fonctionnelles (celles qui ont un contexte, une fonction sociale,) des autres, peut-être moins médiatisées. Prenez le blues et le gospel par exemple, deux courants qui prennent racine dans l’esclavage et qui ont influencé énormément de genres. On trouve difficilement plus triste, et pourtant, on danse dessus." 

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