Marche contre les violences sexistes et sexuelles : les hommes s’engagent enfin Marche contre les violences sexistes et sexuelles : les hommes s’engagent enfin

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Marche contre les violences sexistes et sexuelles : les hommes s’engagent enfin par Tess Annest

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Publié le Samedi 23 Novembre 2019

Ce samedi 23 novembre 2019 avait lieu la deuxième marche nationale contre les violences sexistes et sexuelles. Dans le cortège parisien, de plus en plus d’hommes, souvent jeunes, venus montrer à quel point ils se sentent, eux aussi, concernés par ce fléau.

"Nous sommes femmes, nous sommes fières et féministes et solidaires et en colères". Il est un peu plus de 14 heures place de l’Opéra à Paris ce samedi 23 novembre 2019 lorsque le cortège de la deuxième marche nationale contre les violences sexistes et sexuelles s’élance. Dans ses rangs, plus de 49 000 personnes selon les premiers chiffres avancés par le cabinet indépendant Occurrence (contre 30 000 personnes en 2018). Et parmi elles, de plus en plus d’hommes, jeunes en majorité, venus soutenir le mouvement et rappeler que le féminisme n’est plus seulement une affaire de femmes. À l’heure des mouvements radicaux et des #MenAreTrash qui fleurissent sur les réseaux sociaux, nous avons souhaité leur donner la parole.


©Glamour Paris

Le premier homme que nous croisons ne veut pas se nommer, mais il nous explique volontiers son point de vue. Sur sa pancarte, il est écrit "‘Not all men’ sur les réseaux sociaux… Et dans les manifs ?". "J’ai souhaité faire cette pancarte parce que je vois pas mal d’hommes qui se dédouanent de ces violences faites aux femmes en disant ‘on est pas tous comme ça’, notamment via les slogans #NotAllMen. Et je trouve qu’on les voit beaucoup sur les réseaux sociaux, mais pas beaucoup en manif’, d’où ma pancarte", explique-t-il. Et à lui de conclure : "Je pense qu’il est important que tout le monde, et pas seulement les femmes, les hommes aussi, se mobilisent contre les violences faites aux femmes". Un avis partagé par bon nombre de jeunes rencontrés lors de cette mobilisation organisée par l’organisation Nous Toutes. "Selon moi, les hommes blancs cisgenres vont être un vrai moteur pour que les choses avancent. On a malheureusement trop le pouvoir mais on peut l’utiliser à bon escient. Il faut être féministe et tous les mecs, les vrais mecs, sont des féministes", nous confesse l’un d’entre eux. Voilà qui fait du bien à entendre alors que, selon Odoxa, une femme sur deux a déjà subi une violence, du harcèlement ou une agression sexuelle en France et que, selon les derniers chiffres, 137 femmes ont été tuées par leur (ex)-conjoint cette année.




©Glamour Paris

Pour Mathis, déjà présent en 2018, "être une femme en France, c’est toujours très risqué, que ce soit dans la rue ou dans les relations". Et c’est pour ça qu’il a tenu à être là aujourd’hui. "C’est une cause importante. On parle quand même de 50% de la population mondiale", affirme-t-il sur un ton un brin sarcastique. "Dans des pays comme le nôtre où l’égalité devrait être une norme, c’est encore très critiquable dans les faits (…). Ça me semble donc logique de se lever contre tout ça et de dire qu’il faut des actes concrets", termine-t-il. Alors que le Grenelle contre les violences faites aux femmes, lancé par Marlène Schiappa en septembre 2019, prendra fin le 25 novembre 2019, et que des mesures fortes devraient à nouveau être annoncées, la jeune génération se dit donc prête à s’engager pour que les violences envers les femmes cessent enfin. Et les hommes, plus que jamais, veulent apporter leur pierre à l’édifice. 


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