L’infertilité secondaire ou quand avoir un deuxième enfant devient un combat L’infertilité secondaire ou quand avoir un deuxième enfant devient un combat

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L’infertilité secondaire ou quand avoir un deuxième enfant devient un combat

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Publié le Mercredi 11 Septembre 2019

Déjà parent d’un premier enfant, vous avez décidé de lui donner un petit frère ou une petite sœur. Mais cette fois, la grossesse tant désirée se fait attendre. Et si vous souffriez d’infertilité secondaire, un mal de plus en plus commun et pourtant encore méconnu ?

Etre tombée enceinte une première fois ne garantit pas aux femmes une seconde grossesse. L’infertilité secondaire, aussi appelée IS, désigne l’impossibilité pour un couple qui a déjà au moins un enfant de concevoir de nouveau. Les recherches se concentrant principalement sur l’infertilité primaire – quand on n’arrive pas à avoir d’enfant du tout -, ce mal est encore peu connu. Pourtant, il toucherait de plus en plus de femmes et provoque lui aussi une grande souffrance.

Un mal-être souvent ignoré
L’infertilité secondaire est un mal qui nourrit de nombreux maux. Comme l’infertilité primaire, elle est émotionnellement stressante et douloureuse. Mais elle est aussi source d’incompréhension. Pourquoi n’arrivent-on pas à avoir un autre enfant alors qu’on est déjà tombées enceintes, et souvent facilement ? Le choc est violent. L’IS peut aussi engendrer des sentiments de tristesse et de culpabilité. De ne pas pouvoir donner de frère ou sœur à son enfant. De ne pas se satisfaire d’un seul enfant. Ou de souffrir alors qu’on devrait s’estimer heureux d’en avoir déjà un.

Or, trop souvent, l’infertilité secondaire s’accompagne d’une négation de la souffrance. Les couples qui y font face ne reçoivent pas autant de compassion que ceux atteints d’infertilité primaire. On leur reproche aussi parfois leur peine, après tout ils ont de la chance d’avoir déjà un enfant. C’est comme s’ils n’avaient pas le droit d’être tristes. Et puis les médecins ont plus de mal à poser un diagnostic sur cette condition. La femme étant déjà tombée enceinte, ils peuvent minimiser le problème et ne pas chercher un traitement. L’infertilité secondaire est également souvent ignorée dans la société. On n’évoque que les femmes qui n’arrivent pas à avoir de bébé du tout. Les couples souffrant d’IS se sentent donc plus isolés, comme s’ils étaient les seuls à passer par cette douloureuse épreuve.

Des causes variées
L’âge n’est pas qu’un numéro. Il est même l’une des premières causes d’infertilité secondaire. Nous faisons des enfants de plus en plus tard. Depuis 2010, la première grossesse arrive en moyenne à 30 ans. Il faut ensuite compter un à deux ans minimum avant qu’un couple songe de nouveau à devenir parents. Or ces quelques années font une énorme différence quand on veut concevoir. Le pic de fécondité d’une femme se situe 15 et 30 ans. Leur fertilité ne cesse de baisser ensuite. A partir de 35 ans, elle commence même à chuter brutalement avec le vieillissement ovarien. On a non seulement moins d’ovules mais ils sont de moins bonne qualité. Or un ovule endommagé est moins fécondable. C’est simple, plus on vieillit, plus il est difficile d’avoir des enfants. Avec des secondes grossesses plus tardives, il y a forcément plus de risques d’avoir des problèmes de fertilité.

D’autres facteurs peuvent aussi provoquer une infertilité secondaire. Cela peut être lié au stress, à une prise de poids importante ou à de l’anorexie, à certains médicaments, à un excès de sport. L’IS peut être causée par des soucis de santé comme l’endométriose, des troubles endocriniens ou hormonaux, des problèmes de la thyroïde, une infection sexuellement transmissible ou des infections utérines. Des complications suite à une opération chirurgicale, une fausse-couche, un avortement ou une grossesse extra-utérine peuvent aussi en être à l’origine. Enfin la première grossesse peut avoir laissé des traces sur le corps qui nous empêchent de tomber de nouveau enceinte, comme des trompes de Fallope bouchées.

Le problème peut aussi venir de l’homme. Comme la femme, sa fertilité diminue avec l’âge. Sa production de sperme notamment est moins importante et de moins bonne qualité. Et puis, parfois, on ne sait pas d’où vient cette infertilité secondaire. Mais si on n’arrive pas à concevoir, il est important de consulter un spécialiste, même si on a déjà un enfant.

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