Les ballerines noires ont enfin droit à des pointes assorties à leur couleur de peau Les ballerines noires ont enfin droit à des pointes assorties à leur couleur de peau

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Les ballerines noires ont enfin droit à des pointes assorties à leur couleur de peau

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Publié le Jeudi 8 Novembre 2018

Nouveauté dans le monde de la danse classique : les fabricants de chaussures se mettent à produire des pointes marrons, à destination des ballerines noires. Une initiative tout, sauf anecdotique, 200 ans après l’invention de cet accessoire...

Depuis le mois d’octobre 2018, deux nouveaux produits sont disponibles chez Freed of London, importante marque de chaussures de danse anglaise : des pointes marron et bronze, destinées aux danseuses classique noires. L’an dernier, c’est le fabriquant états-unien Gaynor Minden qui lançait des pointes similaires. Inventées il y a de ça 200 ans, ces chaussures étaient au départ blanches, avant de devenir roses pour se fondre avec la peau des danseuses et ainsi donner l’impression d’une ligne parfaite quand celles-ci se dressent sur leurs jambes.

Pour créer cette illusion, les danseuses noires et métisses devaient jusqu’ici recourir au "pancaking", comme l'explique au New York Time Cira Robinson, membre du Dance Theatre of Harlem et nouvelle égérie de Freed of London. La technique consiste à recouvrir ses pointes d'un fond de teint raccord avec sa carnation, et prend selon à Cira Robinson entre 45 minutes et une heure pour un résultat parfait. Un investissement en énergie, en temps et en argent, comme l’explique l’étoile brésilienne Ingrid Silva dans une vidéo YouTube : chaque flacon de fond de teint lui coûte 10€ et ne peut couvrir que trois chaussures. Une quantité dérisoire, une ballerine utilisant deux paires de chaussures par semaine et étant souvent précaire sur un plan économique... Mais au-delà de ces considérations materielles, les chaussons pour ballerines noires prennent un sens politique, dans le secteur très blanc (et discriminant) de la danse classique. Comme le souligne Virginia Johnson, directrice artistique du Dance Theater of Harlem, "il s'agit de savoir qui fait partie du ballet et qui n'en fait pas partie. C'est un signal que le monde vous est ouvert." Un petit pas de danse, un grand pas pour l’égalité.

C.C-M.

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