Le violentomètre : l’outil pour lutter contre les violences faites aux femmes Le violentomètre : l’outil pour lutter contre les violences faites aux femmes

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Le violentomètre : l’outil pour mesurer si votre relation amoureuse est dangereuse par Ophélie Manya

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Publié le Mercredi 27 Novembre 2019

De "profite" à "protège-toi, demande de l’aide", le violentomètre mesure le degré de violence au sein d’un couple. Un outil nécessaire pour prévenir les violences faites aux femmes.

Une relation amoureuse peut rapidement basculer. Auquel cas, la limite entre relation saine et toxique peut vite devenir floue. Grâce à ce nouvel outil, baptisé le violentomètre, les personnes au sein d’un couple pourront y voir plus clair. Ce nouveau dispositif a été imaginé par la mairie de Paris à l’initiative d’Hélène Bidard, adjointe à la mairie de Paris chargée des questions relatives à l’égalité femmes-hommes. Il a été réalisé en collaboration avec l’observatoire de la Seine-Saint-Denis des violences faites aux femmes et l’association En Avant Toute(s). S’il avait été lancé en 2018, le violentomètre a refait une apparition lundi 24 juin sur Twitter pour sensibiliser aux violences sexuelles et sexistes.

Alors, comment fonctionne-t-il ? Le violentomètre dispose d’une échelle de 1 à 24 (1 étant la meilleure situation, 24 la pire situation) qui correspond à trois couleurs graduées : vert, orange et rouge. Ces nuances permettent de jauger la sûreté et le bien-être au sein de son couple. Dans le vert, rien à signaler "profite : ta relation est saine". Dans la zone orange, la vigilance s’impose "il y a de la violence" peut-on lire sur la jauge. Dans le rouge, on nous alerte : "protège-toi : tu es en danger". Ces signalements sont accompagnés d’exemples de la vie quotidienne pour illustrer les cas de violences faites aux femmes. Le violentomètre aide donc à comprendre quand une relation est toxique et lorsqu’il est nécessaire de demander de l’aide. Pour sensibiliser les plus jeunes, le dispositif a été expérimenté dans plusieurs collèges et lycées en Île-de-France. En France, 86% des victimes de violence conjugale sont des femmes. Sur les 109 femmes tuées par leur conjoint officiel, au moins 51, soit 47%, étaient victimes de violences antérieures de la part de ce compagnon rappelle le secrétariat d’état chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

 

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