Le gouvernement Trump veut légaliser les discriminations anti-gays au travail Le gouvernement Trump veut légaliser les discriminations anti-gays au travail

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Le gouvernement Trump veut légaliser les discriminations anti-gays au travail par Tess Annest

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Publié le Mercredi 28 Août 2019

L’administration Trump n’en finit plus de faire parler d’elle. Après avoir évoqué son intention d’autoriser les licenciements pour transidentité, le gouvernement voudrait également rendre légaux les discriminations anti-gays dans le cadre professionnel.

Donald Trump n’est pas l’homme politique le plus tolérant, c’est un fait. Mais depuis quelques jours, aux Etats-Unis, c’est l’escalade de l’exclusion. Déjà le 16 août 2019, le Président et son ministère de la Justice avait demandé à la Cour suprême d’autoriser les licenciements pour transexualité. Dix jours plus tard, il va encore plus loin et demande d’autoriser les discriminations anti-gays au travail. La loi américaine ne prévoyant pas de protection en la matière, il est encore tout à fait possible de licencier quelqu’un pour son orientation sexuelle.

Une annonce effarante qui intervient après que deux Américains, Gerald Bostock et Donald Zarda, ont déclaré avoir été virés après avoir dévoilé leur homosexualité à leurs employeurs, qu’ils ont d'ailleurs tous deux amené devant la justice par la suite. L’un a gagné son procès en faisant valoir le titre VII du Civil Rights Act de 1964 qui interdit la discrimination dans l’emploi fondée sur le sexe, la race, la couleur, la religion ou l'origine nationale. Mais le second a perdu son combat et depuis, chacun y va de son avis, même l’avocat général Noel Francisco qui a annoncé qu’il devrait être légal de licencier une personne en raison de sa sexualité. Problème : l’orientation sexuelle n’est pas mentionné dans le Civil Rights Act et le ministère de la Justice américain avance donc qu’il ne couvre pas la sexualité. Il affirme que "l'interdiction de la discrimination fondée sur le sexe prévue au titre VII n'interdit pas la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle".

Les associations LGBTQI+ du pays sont d’ores et déjà mobilisées et en appellent au bon sens de Donald Trump. Elles s’attendent tout de même au pire de la part du Président américain et de son gouvernement. "Une telle décision serait désastreuse, reléguant les personnes LGBTQ de tout le pays à un statut de citoyen de seconde classe", a déclaré James Esseks, directeur du projet LGBT & HIV de l'American Civil Liberties Union. De son côté, l’administration Trump bien entend bien aller jusqu’au bout de sa démarche (pour rester polis…).

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