K-pop : la machine à tubes est-elle en train de dérailler ? K-pop : la machine à tubes est-elle en train de dérailler ?

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K-pop : la machine à tubes est-elle en train de dérailler ? par Antoine Ferreira-Mendes

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Publié le Vendredi 22 Mars 2019

La K-pop, ou pop musique sud-coréenne, est aujourd’hui un des genres les plus populaires au monde, grâce à ses airs catchy et ses leaders aux gueules d’anges. Mais, scandale après scandale, on découvre aussi sa face très sombre… Jusqu’à l’implosion de cette machine bien huilée ?

Ce jeudi 21 mars 2019, le tribunal de Séoul a ordonné le placement en détention de la superstar de la K-pop Jung Joon Young. En 2015, Le chanteur avait filmé une dizaine de jeunes femmes lors de relations sexuelles. Le tout, à leur insu et avant de partager les images à des proches via un chat. Une affaire qui a également éclaboussé une autre vedette : Seungri, membre du groupe BIGBANG, membre de ce même chat… et aujourd’hui accusé d’incitation à la prostitution. En effet, l’enquête sur Jung Joon Young a révélé que Seungri avait essayé de soudoyer des investisseurs, en leur proposant les services de travailleuses du sexe dans plusieurs boîtes de la capitale coréenne, rapporte le Huffington Post.
 


Deux affaires qui font les gros titres des médias coréens mais aussi, des blogs de fans dans le monde entier. Mais qui ne sont pas si surprenants, quand on sait les multiples scandales survenus dans cette industrie impitoyable, où les chanteurs.ses sont très puissant.e.s, tout en subissant une pression énorme de leur label et en étant marketé.e.s comme de parfaits produits pop. Sur le plan physique comme dans leurs performances, les artistes se doivent d’être irréprochables car ils génèrent un profit énorme (l’industrie génèrerait plus de 3 milliards de dollars par an) et sont adulés par des millions de fans. Le prochain album du groupe phare de la K-pop, BTS, qui sortira le 12 avril 2019, a ainsi été précommandé plus de 2 millions de fois en seulement 5 jours.



Et cet engouement a un prix, celui de leur vie. En 2017, le chanteur Kim Jong-Hyun en a fait les frais. La star du groupe SHINee s’est suicidée à l’âge de 27 ans dans sa chambre d’hôtel.  "Je suis cassé de l’intérieur. La dépression qui me ronge doucement m’a finalement englouti tout entier" sont les derniers mots qu’iI a adressé à ses proches dans une lettre d’adieu. Et il ne s’agit pas du seul cas de suicide dans la K-pop : d’autres stars en sont arrivées à la même extrémité, comme Ahn So Jin en 2015, Park Yong-haen 2010 et Jang Ja-yeon en 2009. Tristement logique, quand on sait que les artistes doivent tous signer des engagements appelés "slave contracts" (littéralement, contrats d’esclave). "Généralement, les aspirants chanteurs signent d'abord un contrat de ‘stagiaire’, vers 12 ou 13 ans, durant lequel ils et elles sont entraînées, souvent hébergées dans des dortoirs, avec contrôle des régimes, des relations amoureuses et des fréquentations", rapporte Slate. Derrière les gueules d’ange se cachent donc bien un univers infernal, que la de chute Jung Joon Young vient une nouvelle fois illustrer.

A.F.-M. avec C.C.-M.

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