Journée internationale des droits de l’enfant : voici les mesures annoncées par le gouvernement Journée internationale des droits de l’enfant : voici les mesures annoncées par le gouvernement

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Journée internationale des droits de l’enfant : voici les mesures annoncées par le gouvernement par Tess Annest

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Publié le Jeudi 21 Novembre 2019

À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, le secrétaire d’État à la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, a dévoilé les 22 mesures du gouvernement français. Le but : tenter d’en finir avec les maltraitances faites aux enfants.

22. C’est le nombre de mesures annoncées par Adrien Taquet, le secrétaire d’État à la Protection de l’enfance ce mercredi 20 novembre 2019 dans le cadre de la journée internationale des droits de l’enfant. "On aime se voir comme un peuple avancé, éclairé, et pourtant on accepte encore que nos enfants vivent une situation insupportable", a -t-il déclaré sur France Inter. Et pour cause, aujourd’hui en France, on estime qu’un enfant meurt tous les cinq jours de la violence de ses parents, qu’un jeune est victime d’une agression sexuelle toutes les trois minutes, ce qui porte leur nombre à 130 000 chaque année, et qu’entre 8 000 et 10 000 mineurs se prostituent. Le plan d’action du gouvernement a été dévoilé par Emmanuel Macron devant une assemblée de 400 jeunes et acteur.e.s du monde associatif réuni.e.s à l’Unesco.

Renforcement du numéro "Allo enfance en danger"

Alors que huit cas de violences sur dix ont lieu dans le cercle familial des enfants concerné.e.s, Adrien Taquet et Emmanuel Macron ont annoncé vouloir renforcer le 119, numéro gratuit "Allo enfance en danger". Il devrait voir son budget augmenter et cinq nouveaux écoutant.e.s devraient être recruté.e.s alors que, pour le moment, deux tiers des appels ne peuvent pas être traités immédiatement, faute de personnel. Le gouvernement entend aussi la rendre accessible aux personnes sourdes et malentendantes et développer une plateforme numérique.

Une meilleure prise en charge des enfants

Autre mesure phare : la création d’une "unité d’accueil pédiatrique" dans chaque département alors qu’il n'existe pour le moment que 58 structures dans tout le pays. Cela pourrait permettre une meilleure prise en charge médicale et judiciaire des victimes. Si le gouvernement tient ses engagements, les échanges pourront être filmés afin d’éviter que les enfants n’aient à raconter plusieurs fois les violences vécues. Les médecins seront également appelés à revoir leurs méthodes de travail. Aujourd’hui seuls 5% des signalements aux services sociaux viennent du corps médical, ce qu’a déploré le secrétaire d’Etat France Inter. "Face à une suspicion de violence, il n'est pas question de dénonciation ou de délation, il faut alerter. Notre responsabilité, c'est de protéger un enfant", a poursuivi le secrétaire d'Etat, appelant à une "mobilisation de toute la société".

De nouvelles précautions

Le plan d’action prévoit également de mieux surveiller les personnes travaillant quotidiennement avec les enfants. La consultation de leur fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) sera donc désormais automatisée. Cinq régions, encore indéfinies, vont également tester un numéro d'aide pour les personnes attirées sexuellement par les enfants. Un dispositif inspiré d'une initiative allemande lancée en 2005 qui a traité depuis plus de 10 000 appels. Plus fort encore, les peines pour l’utilisation d’images pédopornographiques vont être portées à cinq ans et leurs auteurs automatiquement fichés, avec interdiction de travailler auprès d’enfants.

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