#jesuiscute : quand un hashtag féministe vire à la misogynie #jesuiscute : quand un hashtag féministe vire à la misogynie

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#jesuiscute : quand un hashtag féministe vire à la misogynie par Tess Annest

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Publié le Mardi 31 Juillet 2018

Le 28 juillet dernier, un mannequin lillois a lancé le hashtag #jesuiscute en postant des photos dénudées d’elle sur Twitter. Son but : permettre aux femmes de revendiquer leur droit à disposer librement de leur corps. Mais évidemment, l’initiative dérange et elle s'est attiré les foudres des internautes les plus réacs.

Depuis le 28 juillet, Marina alias @MannyKoshka, un mannequin originaire de Lille, est la cible de commentaires haineux et dégradants sur les réseaux sociaux. Et pour cause : pour affirmer son mécontentement face au harcèlement des femmes, elle a osé lancer le hashtag #jesuiscute (je suis mignonne). Une initiative qui invite les femmes à poster des photos d’elles, dénudées ou non, pour leur permettre d’exposer leur corps sur les réseaux sans avoir à subir des insultes. Rapidement repris par des personnes se battant aussi pour des causes comme la grossophobie ou le rejet des handicapés, le hashtag devient vite viral. Et reste même en top tendance sur Twitter France pendant plus de deux jours.

Oui mais voilà, à l’heure où la violence et la haine sont reines sur Internet, celles qui ont fait vivre ce mouvement sont à leur tour harcelées. Commentaires désobligeants et insultes à répétition, certains vont même jusqu’à confondre cette initiative avec de l’exhibitionnisme. Et aux opposants à la cause féministe de venir se défouler. 

Des violences verbales, rapidement transformées en menaces de mort ou de viol, auxquelles Marina s’attendait. "En lançant #jesuiscute, je voulais rappeler qu’à l’heure actuelle, une femme ne peut toujours pas disposer de son corps librement, sans qu’on la juge. On parle du nu mais cela dépasse tout ça. C’est la même histoire quand on sort dans la rue, et qu’on juge notre robe ou notre jupe trop courte. On prend les mêmes remarques. Après, honnêtement, je pensais que cela resterait dans mon périmètre Twitter". A croire que le droit de s’affirmer en tant que femme est encore bien loin d’être acquis.

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