"Février sans supermarché" : un nouveau défi pour soutenir les commerces indépendants "Février sans supermarché" : un nouveau défi pour soutenir les commerces indépendants

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"Février sans supermarché" : un nouveau défi pour soutenir les commerces indépendants par Tess Annest

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Publié le Dimanche 3 Février 2019

2019 sera faite de défis. Et ce mois-ci, c’est au tour de l’initiative "Février sans supermarché" de faire parler d’elle. Le but : faire vivre les petits commerçants et favoriser les circuits courts.

Après le Dry January et les lundis verts, sans viande ni poisson, place au mois de "Février sans supermarché". Exit les Monoprix, Carrefour et compagnie, en février, place aux marchés, épiceries, magasins de producteurs et autres commerces de proximité. Pour la troisième année consécutive, cette initiative suisse mise en place par le média En vert et contre tout, revient en France pour convaincre qu’écologie et économies peuvent tout à fait se conjuguer. Attention, le but n’est pas de boycotter les grandes enseignes mais bien "de favoriser le circuit court au mieux de ses possibilités". Un moyen selon l’équipe du site de "réapprendre à varier les sources d’approvisionnement"

Les objectifs de cette démarche sont clairs : "encourager les commerces indépendants, redécouvrir les épiceries de quartier, soutenir les petits producteurs, favoriser la vente en vrac et le commerce local, repeupler les marchés ou encore réapprendre à n’acheter que l’essentiel" et "faire savoir aux grandes surfaces que nous ne sommes pas d’accord avec le suremballage, le kilomètre alimentaire qui explose les scores ou les politiques de prix qui écrasent les petits producteurs". Et contrairement aux idées reçues, un tel choix ne revient pas plus cher. Dans un livre paru en 2018, la journaliste et auteure Mathilde Golla, avouait avoir consacré plus de temps à faire ses courses, mais expliquait avoir pourtant dépensé bien moins. "Contre toute attente, tous postes de dépenses confondus, j'ai économisé environ 10 % en passant par les circuits courts", expliquait-elle sans détour. Preuve irréfutable qu’avec un peu d’imagination, acheter mieux ne coûte pas plus cher. 

Pour le plus grand bonheur des consommateurs, cette année, les démarches ont été facilitées. En France, 17 groupes Facebook existent d’ores et déjà pour accompagner l’initiative. Les membres y échangent conseils et bonnes adresses. Et si en 2018, le projet avait rassemblé plus de 20 000 personnes, il risque encore d’attirer les foules, les Français faisant de plus en plus attention à leurs achats. D’ailleurs, selon le baromètre de Centre-ville en mouvement publié en 2017, 83 % d'entre eux essayent de privilégier le commerce local. Bonne nouvelle pour les indépendants pour qui il y a urgence. Les petits commerces des centres-villes disparaissent à une vitesse fulgurante. C’est notamment le cas des boulangeries : chaque année, 1 200 enseignes de ce type mettent la clé sous la porte en France. Espérons donc que "Février sans supermarché" portera ses fruits. La survie des petits commerçants français en dépend. 

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