Faut-il vraiment rembourser les traitements anti-tabac ? Faut-il vraiment rembourser les traitements anti-tabac ?

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Faut-il vraiment rembourser les traitements anti-tabac ? par Anne Lods

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Publié le Lundi 26 Mars 2018

Dans un nouveau plan Prévention Santé publié lundi 26 mars 2018, le gouvernement annonce le remboursement des traitements anti-tabac. Mais une question se pose : est-ce une bonne idée ou une façon de déresponsabiliser les fumeurs ?

Contrairement à l’alcoolisme, en France, le tabagisme n’est pas reconnu comme une maladie. Sauf qu’en instaurant désormais le remboursement des traitements anti-tabac délivrés sur ordonnance, le gouvernement instaure implicitement un statut de malades pour les fumeurs. Et s’expose aux critiques – en gros, le fumeur s’est rendu dépendant, alors que le malade n’a pas choisi d’avoir la grippe…

Mais d’après Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction, la dépendance est une lourde contrainte, qui nécessite cet accompagnement. "On ne peut que se réjouir qu’un remboursement soit mis à disposition, explique-t-il. On est dépendant à des produits chimiques, et ce sont bien eux qui nous rendent malades. Ils accentuent l’arrivée de cancers, de maladies cardio-vasculaires… Les rembourser ? C’est la logique du médicament."

Cette nouvelle mesure, qui remplace le forfait de prise en charge de substitution du tabac de 150€ par an, revient donc à proposer un soin dans le temps aux futurs malades. Mais ne fera pas de miracle pour autant. "Il n’y a aucune solution qui marche à 100% pour tout le monde, estime Jean-Pierre Couteron, mais on avance. Il faut reconnaître que les traitements anti-tabac sont un chemin de sortie de l’addiction. D’ailleurs, le vapotage n’est pas cité dans le plan prévention, et c’est dommage, parce qu’on reconnaît également les effets d’une telle pratique. Il faudrait être encore plus encourageants avec celles et ceux qui veulent arrêter." Pour que leurs efforts ne partent pas en fumée.


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