Étude : la douleur des garçons serait plus entendue que celle des filles et c’est un problème Étude : la douleur des garçons serait plus entendue que celle des filles et c’est un problème

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Étude : la douleur des garçons serait plus entendue que celle des filles et c’est un problème par Marine Decremps

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Publié le Jeudi 31 Janvier 2019

Une étude menée par l’université de Yale révèle que nous prendrions plus au sérieux la douleur des garçons que celle des filles. Discutable en l’état cette différence d'appréciation serait intimement liée aux stéréotypes de genre et aux comportements et traits de personnalité que l'on attribue aux garçons et aux filles dès l'enfance.

Une fois n’est pas coutume, une nouvelle étude appuie le postulat édictant que les préjugés sexistes nuisent aux femmes, tant mentalement que physiquement. C’est l’université de Yale qui a publié dans le Journal of Pediatric Psychology des résultats sans équivoque : les adultes américains auraient tendance à prendre les jeunes garçons plus au sérieux que les filles lorsqu’ils se plaignent de douleur physique. À blessure égale, bien sûr.
Selon les chercheurs, seraient en cause des stéréotypes liés au genre : les garçons seraient plus réservés sur leurs sentiments quand les filles donneraient dans le côté dramatique. Pour arriver à ces résultats, l’équipe a demandé à un panel composé d’hommes et de femmes de regarder une vidéo d’un enfant de 5 ans à qui un médecin faisait un prélèvement sanguin au bout du doigt. Cet enfant était toujours le même mais était nommé soit Samuel soit Samantha. Cela ne servait qu'à indiquer une assignation de genre aux deux groupes d'adultes. Après le visionnage, les participants ont été invités à évaluer l’intensité de la douleur ressentie par l’enfant de leur vidéo.
La blessure était identique. Mais Samuel a été évalué comme ayant plus mal que Samantha. Cette observation ne faisant que corroborer des études antérieures sur les préjugés sexistes relatifs à la douleur physique.

Mais ce qui a intéressé ici les chercheurs était de mettre en exergue des potentielles dérives au sein même du corps médical. "Si les phénomènes observés dans nos études se généralisaient dans d'autres contextes, cela aurait des répercussions importantes pour le diagnostic et le traitement", déclare Joshua Monrad, auteur de l’étude et étudiant à Yale, dans un communiqué. "Tout biais dans les jugements sur la douleur serait extrêmement impactant car ils pourraient exacerber une offre de soins de santé inéquitable", conclut-il.

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