Être accro aux réseaux sociaux serait aussi grave qu’être dépendant à la drogue Être accro aux réseaux sociaux serait aussi grave qu’être dépendant à la drogue

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Être accro aux réseaux sociaux serait aussi grave qu’être dépendant à la drogue par Marine Decremps

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Publié le Lundi 14 Janvier 2019

Des comportementalistes américains ont établi des similitudes entre l’addiction à la drogue ou aux jeux à la dépendance aux réseaux sociaux. Ils espèrent que leurs travaux seront entendus afin que des mesures pour venir en aide soient prises.

Il y a des études qui écrasent toutes les autres et celle-ci en fait partie. Si l’on dit qu’il ne faut pas passer plus de trente minutes par jour sur les réseaux sociaux, qu’il ne faut pas y laisser l’accès aux plus jeunes, que ces mêmes réseaux donnent une image erronée de la vraie vie… Soit. Mais cette nouvelle étude surpasse les autres et mettra tous les détracteurs des réseaux sociaux d’accord : la dépendance aux réseaux serait comparable à une addiction à la drogue ou aux jeux. Des comportementalistes de l’université du Michigan estiment que la conduite des fous de réseaux sociaux – renseigner coûte que coûte ses activités - est similaire à celle des toxicomanes ou des joueurs compulsifs. Comme eux, ils regrettent parfois leur geste, c’est le cas quand les personnes décident de faire un break des réseaux sociaux, on parle bien d’une detox. “Environ un tiers des personnes utilisent les réseaux sociaux et certaines d'entre elles en font un usage excessif et inadapté”, déclare Dar Meshi, auteur principal et spécialiste des réseaux sociaux auprès de l’université américaine. “Nous espérons que nos résultats inciteront le secteur à prendre au sérieux la surutilisation des médias sociaux”, a-t-il ajouté dans un communiqué.

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Pour arriver à ces concusions, les chercheurs ont demandé à 71 participants de répondre à un sondage mesurant leur dépendance psychologique à Facebook, comme avec d'autres types de dépendance : ils ont par exemple demandé aux utilisateurs comment ils se sentaient quand ils étaient dans l’incapacité de se connecter, s'ils avaient déjà essayé d'arrêter de fumer et comment Facebook affectait leur travail. Enfin, les participants ont été invités à jouer à un jeu de mémoire simple avec des cartes, le “Iowa gambling task” couramment utilisé par les psychologues pour mesurer les compétences en matière de prise de décision. Ce que les scientifiques ont découvert, c’est que plus les participants avaient été mauvais au jeu de carte, plus ils étaient utilisateurs des réseaux sociaux. Et ces résultats correspondent à ceux observés chez les toxicomanes. "Je pense que les réseaux sociaux apportent d’énormes avantages aux individus, mais il y a aussi une part sombre quand les gens ne peuvent plus s’en passer", constate Dar Meshi. "Nous devons mieux comprendre ce comportement afin de pouvoir déterminer si une utilisation excessive doit être considérée comme une dépendance", conclut le chercheur.

 

 

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