L'époque en live

En Arkansas, une victime de viol devra obtenir l’accord de son agresseur pour avorter par Esteban de Azevedo

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Publié le Mercredi 18 Juillet 2018

Le 30 juillet 2019 marquera un nouveau recul du droit des femmes aux Etats-Unis. En Arkansas, les femmes devront avertir le géniteur qu’elles attendent un enfant pour avoir le droit à une IVG. Ils devront parvenir à un accord pour décider du sort du futur enfant. Même dans les cas de viol.

MAJ : Il s'agit en réalité d'une loi votée le 23 mars 2017 au Parlement de l’Arkansas, qui n'a jamais été appliqué. En effet, le texte été invalidé par une décision de la juge Kristine Baker le 29 juillet 2017, quelques jours avant son entrée en application, prévue au 1er août 2017. (source)

Le droit des femmes ne cesse de reculer aux Etats-Unis. Après l’interdiction totale de l’IVG votée en Alabama, c’est au tour de l’Arkansas de régresser. Dès le 30 juillet 2019, une femme devra informer le géniteur du foetus qu’elle porte qu’elle souhaite avorter. L’accès à l’IVG se complique donc encore.

Le géniteur devra être averti
Une loi de 2009 a été modifiée par les députés de l’Arkansas, stipulant que c’est à la famille de choisir le sort de la dépouille d’une personne décédée. Ce qui comprend aussi les foetus. Par conséquent, si une femme désire avorter de manière chirurgicale, par aspiration, le médecin devra avoir reçu des consignes de la mère pour savoir quoi faire de la dépouille. De la mère mais aussi du père. Sans quoi elle sera attaquée en justice. Histoire de forcer les femmes à intégrer l’avis du géniteur dans la décision d’avorter. Sans accord, l’avortement se trouvera bloqué. 

Les viols ne feront pas exception

Même en cas de viol, les victimes devront obtenir l’accord de leur agresseur pour avoir le droit de procéder à un avortement. L’Arkansas, état très conservateur des Etats-Unis, n’interdit pas l’avortement mais fait tout pour dissuader les femmes d’y avoir recours. Seulement quatre établissements pratiquent l’avortement, alors que l’Etat compte trois millions d’habitants.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires