Dry January : 6 conseils pour tenir un mois sans alcool Dry January : 6 conseils pour tenir un mois sans alcool

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Dry January : 6 conseils pour tenir un mois sans alcool par Ophélie Manya

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Publié le Lundi 6 Janvier 2020

Ça y est, le mois de janvier est arrivé et son traditionnel Dry January (mois sans alcool) aussi. Comment tenir ses engagements d’abstinence ? Voici quelques conseils d’experts pour réussir ce challenge qui ne vous veut que du bien.

Importé de la Grande Bretagne, le Dry January (janvier sec ou mois sans alcool en français) commence à s’installer en France. Le concept ? Ne pas boire une goutte d’alcool pendant les 31 jours qui composent le mois de janvier. Une méthode d’abstinence qui s’est à plusieurs reprises révélée très efficace comme l’explique Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre et addictologue présidente de l’association Addict’elles : "Le mois sans alcool est pour tout le monde. Que l’on en soit malade, ou pas. À terme, il permet de mieux dormir, d’améliorer ses capacités de concentration et d’accroitre un sentiment de bien-être". Alors, si à ce jour vous avez déjà entamé votre Dry January ou voulez prendre le train en cours de route, voici des conseils d’addictologues pour vous aiguiller.

#1 Se poser des questions

Le Dry January n’est pas qu’un hashtag en vogue sur Twitter ou un effet de mode. C’est défi qui peut changer la vie. Alors, avant de se lancer, il est nécessaire de se poser les bonnes questions. Ainsi, Elsa Laurent, psychologue et addictologue, conseille de trouver les raisons pour lesquelles on a besoin de faire ce mois de janvier d’abstinence et de les mettre à l’épreuve de la réalité.  Pour Fatma Bouvet de la Maisonneuve, c’est aussi l’occasion de s’accorder un mois de réflexion sur notre rapport à la consommation d’alcool : "L'alcool peut être un moyen artificiel et dangereux de trouver le courage d’aller vers les autres, de dire la vérité ou encore de parler en public… Mais si à court terme l’alcool désinhibe, à long terme, c’est l’inverse, il isole", prévient-elle.

#2 Prévenir son entourage

Pour tenter de ne pas succomber à la pression sociale, on peut informer sa famille et ses amis de notre décision et leur demander d’être bienveillant. Cela pourrait ouvrir une discussion sérieuse sur le sujet qui pourrait bien éviter les incitations à boire des verres pendant le Dry January.  

#3 Faire des listes

"Essayez une première fois et notez les avantages que vous tirez d’une soirée habituellement arrosée", propose l’addictologue Fatma Bouvet de la Maisonneuve, autrice de Les Femmes face à l’alcool : Résister et s’en sortir aux éditions Odile Jacob. La professionnelle de santé raconte qu’une de ses patientes se dit désormais "dépendante à la l’abstinence". "Plus on constate le bien que ça fait, plus on a envie de se faire du bien. C’est un renforcement positif". Elsa Laurent ajoute que retrouver une maitrise sur son mode de vie est un bon point : "réussir à se séparer de ses habitudes permet de retrouver une confiance en soi".

#4 Echanger

Le Dry January est également un mois pour échanger avec les autres participants au défi d’abstinence. Fatma Bouvet de la Maisonneuve le rappelle : l’addiction à l’alcool est une maladie dangereuse et chronique qui isole terriblement quand on en souffre. Un site Web au même nom que le challenge dispose d’un forum de discussion ouvert. Un bon moyen pour s’encourager les uns les autres.

#5 Trouver des activités

La motivation à tenir le mois sans alcool ne doit pas être influencée par l’environnement. C’est pour cette raison qu’il faut éviter de se rendre dans des endroits où on a l’habitude de s’enivrer, selon Elsa Laurent. L’Hygiène de vie joue également un rôle important. Trouver une activité sportive ou artistique peut aider. Mais attention à ne pas tomber dans un comportement excessif qui se déplace vers quelque chose d’autres, insiste la psychologue.

#6 S’hydrater

Comme toujours, l’eau sera votre meilleure amie. Les bières, vin et cocktail sans alcool peuvent également être un moyen de substitution. Elsa Laurent confie que le jus de tomate est apprécié par ses patients anciennement alcooliques grâce à sa substance consistante.

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