Death cleaning : la technique morbide mais efficace pour ranger son appart’

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Death cleaning : la technique morbide mais efficace pour ranger son appart’

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Publié le Lundi 29 Janvier 2018

Vous est-il déjà arrivé de quitter votre appart’ bordélique en priant : ''Pourvu que je ne meure pas aujourd’hui, sinon, bonjour la honte'' ? Le ''death cleaning'' épargnera à votre entourage la gestion de vos placards qui débordent. Efficace et libérateur.

Tout comme votre table basse où s’entassent les courriers en retard, le death cleaning (döstädning en VO) vient de Suède. Sa créatrice, l’artiste Margareta Magnusson, affiche "entre 80 et 100 ans" selon sa bio, et a dû gérer durant sa longue existence le décès de ses parents, de ses beaux-parents et son mari... mais aussi le bazar qu’ils avaient entassé. De quoi lui inspirer une technique de déstockage massif, qu’elle explique dans un livre tout juste traduit en anglais et intitulé The Gentle Art of Swedish Death Cleaning: How to Free Yourself and Your Family from a Lifetime of Clutter (en VF : L’art subtil du nettoyage de la mort suédois : comment vous libérer vous et votre entourage d’une vie entière de désordre).

 La différence avec la méthode Marie Kondō, gourou international du rangement depuis 2011 ? La Japonaise préconise de garder les objets qui ''font naître de la joie'' chez leur propriétaire, et de se débarrasser définitivement du reste. Margareta Magnusson, elle, recommande d’instaurer un dialogue avec ses proches et de leur transmettre de son vivant tout ce qui peut avoir de la valeur à leurs yeux. Un moyen de créer du lien et d’éviter les embrouilles chez le notaire au moment de sa succession. Mais aussi de profiter au max d’un chez-soi rangé, durant le temps qu’il nous reste à vivre...

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Vous êtes beaucoup trop jeune pour mourir ? Nous aussi. Mais peu importe selon Margareta Magnusson, qui affirme qu’on peut commencer son death cleaning ''dès qu’on se met à penser à la fin''. Que ce soit l’achat de votre premier antiride ou le visionnage d’un épisode particulièrement dark de Black Mirror  à vous de choisir le déclencheur. Le contrat est ensuite simple : prévenir sa famille et ses amis, puis mettre les mains dans le cambouis, en acceptant l’idée que faire le vide va prendre du temps.

Pour commencer, on s’attelle aux caves et placards où on sait que règne le chaos, et on évite les objets à forte valeur sentimentale, comme les photos (à gérer quand on sera bien lancée). Puis, au fur et à mesure du processus, on offre ses biens – invitée à dîner chez sa BFF, on ramène cette jolie veste qu’on ne met jamais, autrement plus cool qu’une bouteille de pinard à 3,50€. On peut aussi vendre certaines choses, l’argent étant une bonne motivation pour trier. Le mantra de Margareta ? Se demander pour chaque objet "Quelqu'un sera-t-il plus heureux si je le garde ?" Si la réponse est oui, on conserve sa collec’ de Club des Cinq pour ses futurs enfants, et on file le reste. Bonus : des études montrent que vivre dans le bazar est source de stress et donc, de problèmes physiques et psychologiques. Le death cleaning pourrait bien améliorer votre santé... et vous faire gagner quelques années.


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C. C.-M.

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