Covid-19 : 7 leçons du confinement Covid-19 : 7 leçons du confinement

L'époque en live

Covid-19 : 7 leçons du confinement par Céline Puertas

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

5 minutes

Publié le Lundi 27 Avril 2020

La crise sanitaire que nous traversons va laisser des stigmates dans notre façon de vivre, et de consommer. Revue de détail des prises de conscience individuelles comme collectives, en espérant que ces résolutions durent longtemps après le confinement...

#1 Consommer moins et mieux

La crise du Covid-19 a été l'occasion pour un bon nombre d'entre nous (si ce n'était pas déjà le cas), de stopper net la course au consumérisme. Dans une période où l'on a peur pour sa vie et celles de ses proches, on s'interroge forcément sur ce qu'il est vital de posséder, ou non... La crise a également permis de remettre en lumière l'importance des circuits courts et de consommer local. Et quand le déconfinement sera venu, ce n'est pas sur Amazon qu'il faudra se ruer, mais bien chez les petits commerçants de quartier, qui plus que jamais auront besoin de notre soutien.

#2 Pas de répit pour les inégalités

Le confinement a été un accélérateur à inégalités, rendues encore plus criantes. Alors que les plus aisés ont eu la chance de rejoindre leur résidence secondaire ou d'être confinés dans des appartements spacieux, les plus modestes sont enfermés des conditions difficiles (insalubrité, logements exigus etc). Le confinement a aussi exacerbé les violences faites aux femmes, et aux enfants. La semaine du 13 avril, le nombre d'appels au 119 ("Allô enfance en danger") a augmenté de 89% par rapport à 2019. Depuis le 16 mars, les interventions de police pour des différents familiaux ont bondi de 48%, et 92 enfants maltraités ont déjà été placés... Des chiffres qui font froid dans le dos à ne pas oublier le déconfinement venu...

#3 Polluer moins n'est pas compliqué si on le veut vraiment

La planète se porte mieux depuis le début de la crise du Covid-19. On voit des ciels bleus dans des villes qui n'étaient que grisaille et particules fines. En Inde, dans l'Etat du Pendjab, les sommets de l'Himalaya, situés à 200km de là, ont été visibles pour la première fois depuis 30 ans. En France la pollution automobile a énormément chuté : de 50% à Bordeaux, de 70% à Paris... Une baisse qui se voit même depuis l'espace. L'agence spatiale européenne a constaté que les concentrations en dioxyde d'azote (générée par les véhicules) ont énormément diminué. Et conséquence directe de la baisse de l'activité humaine, partout dans le monde, les animaux reprennent leurs droits : on a vu des sangliers dans le centre de Barcelone, des dauphins dans le port de Cagliari, en Sardaigne, et en Thaïlande, les tortues n'ont jamais autant pondu sur les plages désertées par les touristes. Un répit bien mérité par la faune et la flore, qui pourrait être de courte durée...

#4 Ne pas se ruer aux urgences, sauf pour... une urgence.

Si aujourd'hui les médecins urgentistes sont inquiets par le renoncement aux soins de nombreux patients qui préfèrent ne pas se faire soigner de peur de contracter le coronavirus à l'hôpital, la crise du Covid-19 a aussi mis en lumière une réalité : beaucoup de personnes se rendaient aux urgences pour des cas simples, pas franchement des urgences vitales, qui auraient pu être traités par des médecins de ville. A Paris par exemple, les admissions dans les services d'urgence ont été divisés par deux. Plus que jamais les Français ont réalisé (malgré les appels au secours répétés des soignants ces dernières années) à quel point ils avaient besoin de l’hôpital public, mais que ce dernier pour fonctionner avait un coût élevé. A méditer.

#5 Être plus solidaires

En ces temps difficiles, il y a une chose qui remonte (un peu) le moral, c'est l'élan de solidarité qui ne faiblit pas depuis des semaines. Cagnottes en ligne, repas préparés par des restaurateurs ou des bénévoles et distribués aux SDF, gâteaux faits maison livrés aux personnels soignants (@vosgâteaux), confection de blouses et de masques par des couturières bénévoles grâce à des dons de tissus (@SOSTissu)... les réseaux sociaux permettent de partager toutes ces initiatives précieuses en ces temps de crise. Un peu de douceur dans ce monde de brutes.

#6 Privilégier le fait maison

Il suffit de jeter un rapide coup d'œil sur Instagram pour le constater : tout le monde s'est (re)mis à la cuisine depuis le début du confinement, pour tromper son ennui, ou pour renouer avec une passion mise de côté faute de temps. On n'aura jamais vu autant de blanquettes de veau et de gâteaux aux pommes dans notre feed. Que ce soit grâce à Cyril Lignac et son émission "Tous en cuisine" qui cartonne, ou en feuilletant les vieux livres de recettes de leur grand mère, plutôt que de laisser les heures s'égrener, beaucoup de Français se sont occupés en s'activant derrière les fourneaux, certains se découvrant même une véritable passion pour le fait maison. Tremble Captain Igloo.

#7 profiter des plaisirs simples

Au moment du déconfinement le 11 mai, nous aurons passé quasiment deux mois enfermés. Se balader dans la rue, aller boire une bière en terrasse, passer une tête chez ses grands parents... autant de petites choses toutes simples qu'on faisait presque machinalement avant, devenues impossibles ces dernières semaines. Et qu'on savourera autrement dorénavant.

 

 

 

 

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires