Comment sera notre vie sexuelle dans 50 ans ? Comment sera notre vie sexuelle dans 50 ans ?

L'époque en live

Comment sera notre vie sexuelle dans 50 ans ? par Laura Carreno-Müller

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Publié le Vendredi 30 Mars 2018

Flash info : la libido n'a pas d'âge. De plus en plus de maisons de retraite en prennent désormais conscience et font de leur mieux pour aider les seniors à satisfaire leurs désirs sexuels. Voilà qui est rassurant pour nous !

L’amour est dans l’air, même en maison de retraite. Dans son ouvrage J’aide mon parent à vieillir debout, Annie de Vivie tente de lever le tabou autour de la sexualité des seniors. Pourtant bien existante. Tout commence avec le récit d’une résidente de l’Ehpad de Civray, à Vienne. "N’ayant plus de partenaire pour assouvir ses désirs, elle avait recours à ce qui lui tombait sous la main", parfois même au détriment de sa santé, comme l’explique l’auteure. Heureusement, le personnel de la maison de retraite a vite réagi en autorisant la patiente à posséder un sextoy. Une histoire d’amour est ensuite née entre la dame et le jouet pour adultes : elle l’a appelé Popol. 

Si l’anecdote peut être drôle, elle révèle au grand jour une réalité trop occultée : faire l'amour, c’est aussi possible à plus de 70 ans. Après les sex-toys, l’Ehpad a également permis à ses résidents d'avoir accès au Viagra, mais aussi aux films et aux magazines pornographiques. "A 90 ans, le corps réagit d’une manière moins rapide qu'un corps de 20 ans […] mais la pénétration reste une des potentialités sexuelles", explique le psychiatre Gérard Ribes à Slate. "Les vieux baisent et on n’a pas à leur enlever le droit de baiser s’ils en ont envie", ajoute-t-il. De son côté, Marick Fèvre préconise aussi des cours d'éducation sexuelle pour les retraités, dans son livre Amours de vieillesse, pour éviter tout risque de maladies sexuellement transmissibles. Peu habitués aux moyens de contraception dans leur jeunesse, les résidents d'Ehpad tendent à les négliger.

Pour permettre aux seniors de satisfaire leurs désirs sexuels, certaines maisons de retraite installent des lits doubles dans les chambres de leurs résidents, pour leur permettre de passer des nuits en tête à tête avec un ou une bel(le) inconnu(e). Mais ce n’est pas le seul progrès qui pourrait être mis en place : en démarquant les chambres à coucher (on insiste sur le "coucher"), comme un espace privé (avec l'accrochage de pancarte "ne pas déranger", par exemple) et en obligeant le personnel de santé à attendre l’accord d’un résident avant d’entrer dans une chambre, les Ehpad pourraient très rapidement devenir des environnements plus sex-friendly pour les retraités. Une bonne nouvelle pour nous car même s'il nous reste du temps avant nos 80 ans, on ne s’appelle pas Benjamin Button, pour autant.     

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