Vie professionnelle : comment faire "le deuil" de son ancien job ? Vie professionnelle : comment faire "le deuil" de son ancien job ?

L'époque en live

Comment faire "le deuil" de son ancien job ? par Lucile Quillet

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Publié le Lundi 19 Novembre 2018

Que ce soit après un licenciement douloureux ou une démission libératrice, quand on quitte son entreprise, on cherche souvent à passer rapidement à autre chose. Quitte à traîner pendant longtemps avec soi regrets ou frustrations. Voici comment bien faire "le deuil" de son ancien boulot.

Vous êtes parti de votre ancien job de votre propre initiative ? Votre entourage s’attend à ce que vous connaissiez le zénith professionnel (“Ben quoi, tu l’as voulu, non ?”). Vous vous êtes fait licencier ? On vous dit alors que vous n’avez pas à regretter cette entreprise de fous. Mais voilà, seul(e) avec votre carton d’affaires sous le bras, vous quittez bien plus qu’un simple boulot : une sécurité financière, une routine rassurante, des collègues sympathiques, un statut social, et toute une époque de votre vie. Et parfois, la nostalgie, la colère ou l’amertume se transforme en boulet qui vous empêche d’avancer. Voici comment y rémédier.

Étape 1 : Gagner du temps en sortant du déni
À peine les amarres larguées le vendredi soir, vous voulez écrire le nouveau chapitre de votre vie pro dès le lundi matin, pour vous prouver que tout va bien. Mais deux jours après, vous vous écroulerez sûrement, sans comprendre vraiment pourquoi, en pensant à la mauvaise salade de la cafétéria que vous n’avalerez plus jamais. “De la même façon que pour  faire le deuil d’une personne ou d’une relation, nous traversons plusieurs étapes : la colère, le rejet, la tristesse, le déni, puis l’acceptation”, assure la coach en transition professionnelle Hélène Picot*. Si on peut faire un petit break avant d'enchaîner sur un nouveau job, on ne se prive pas.


Étape 2 : Libérer ses émotions
En évitant la case “deuil”, on risque de mythifier, en bon comme en mauvais, notre dernière expérience en entreprise. Si la rupture s’est faite dans la douleur, vous allez ruminer l’amertume et la colère, entretenir des ondes négatives, et un sentiment d’échec. “Pour éviter de ressasser trop longtemps, coucher à l’écrit tout ce que vous ressentez, laisser reposer une nuit puis jeter la feuille est une bon exutoire pour se libérer”, conseille Hélène Picot.

Étape 3 : Répondre aux doutes
Parce que la suite de votre vie professionnelle ne sera pas toujours un long fleuve tranquille, vous allez connaître des moments où votre ancien job apparaîtra comme le meilleur boulot du monde. “Même si l’on est parti volontairement, on alterne des phases d’euphorie, où on se sent fier et capable de tout, et des phases de descente, où on est cerné d’incertitudes et l’on se démoralise”. Ces choses que vous aviez fini par détester (le boss narcissique, les réunions de 4h…) ne vous semblent plus si terribles. Demandez-vous ce qui vous manque vraiment : les murs jaunes de l’open space ou un cadre routinier sécurisant ? Votre bonus de fin d’année ou le fait d’être challengé ?


Étape 4 : Le test du déj avec les anciens collègues
Au début, avoir des nouvelles de vos anciens collègues vous laisse une impression étrange : aussi incroyable que cela puisse paraître, la vie continue là-bas, sans vous. Plutôt que de vous vexer, tentez un déjeuner. “Si l’on ressort déprimé, il faut encore du temps, assure Hélène Picot. Mais parfois, réentendre les mêmes potins et histoires en boucle permet de se rendre compte que l’on a rien à regretter.”

Étape 5 : Le bilan à tête froide
Pour vraiment tourner la page, on s’adonne à un bilan objectif sur papier. Un tableau entièrement noir reste dévalorisant : notez les compétences acquises, les réussites, les belles rencontres. Mais restez lucides : n’oubliez ni les frustrations, les erreurs, les raisons de la rupture. “Étiez-vous épanoui(e) dans ce métier et content(e) de vous lever le matin ? Aimiez-vous toutes vos missions ? Pensiez-vous rester plus de trois ans ? Était-ce le métier de vos rêves ? Étiez vous en adéquation avec les valeurs de l’entreprise et le management ? En répondant à ces questions, on regarde en face la réalité de nos expériences... On en tire de bonnes leçons pour ce qu’on veut pour la suite.” La coach recommande même d’élargir l’exercice à toutes nos expériences professionnelles pour ne pas rester focalisé sur la dernière. Rien de plus revigorant que de mesurer le chemin parcouru.

*Sans emploi ? Trouvez votre voie et rebondissez !, Hélène Picot, aux Éd. Quintessence.

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