C'est quoi être une "bonne féministe" ? C'est quoi être une "bonne féministe" ?

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C'est quoi être une "bonne féministe" ? par Lucile Quillet

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Publié le Mercredi 14 Mars 2018

Eh oui, nous sommes en 2018, et pourtant. Dans l'esprit de certains, la "bonne féministe" est encore cet être unique qui répond à une doctrine sans nuances ni commune mesure. Passage en revue de ces clichés qui collent aux basques des filles qui ose l'ouvrir.

#1 La bonne féministe veut faire payer les hommes


Le cliché qu’on entend trop souvent
 : “Non mais, c’est une vraie chasse à l’homme là...
Mais bien sûr, rien de tel qu’une paire de couilles émasculées en guise de pendentif de saison. Depuis #balancetonporc, les milices féministes ont mené la purge tant rêvée contre le genre masculin, décelant les micro-particules de prédateur sexuel chez chacun. Vive la République Matriarcale Suprême.
En vrai : On tourne toujours leurs intentions des femmes en dérive, sur un mode parano qui, lui, n’inquiète personne. Pour rappel : le féminisme lutte pour l’égalité, contre les stéréotypes. Même les hommes en bénéficient. #OnSeDétend

#2 La bonne féministe s’en fout du physique


Le cliché qu’on entend trop souvent
: “Quoi, tu es féministe et tu fais un régime ?
Eh oui, la bonne féministe peut, à la seule force de sa conviction, envoyer bouler des siècles d’oppression esthétique dont l’abreuvent encore chaque jour les médias, l’entourage, la publicité, le cinéma etc. Quant aux hyper-sexy Nicki Minaj ou Kim K., elles ne retournent pas les injonctions à leur avantage, mais sont juste de pauvres victimes aveuglées, évidemment.

En vrai : Loin d’être une doctrine fachiste, le féminisme se décline de multiples façons, y compris dans le rapport des femmes à leur corps.

#3 La bonne féministe ne se marie pas


Le cliché qu’on entend trop souvent
 : “Tu te maries ? Mais je croyais que tu tenais à ta liberté ?
La bonne féministe ne peut appartenir à personne. Surprenant donc qu’elle signe pour ce contrat d’esclavagisme qu’est le mariage. Manquerait plus qu’elle aime faire la cuisine.
En vrai : Faire de sa vie le tableau parfait de l’anti-patriarcat des années Moulinex, ce n’est pas du féminisme, mais de l’aliénation.

#4 La bonne féministe est athée


Le cliché qu’on entend trop souvent
 : “Parce que toutes les religions sont anti-femmes”.
Impossible que la foi puisse apporter aux femmes du bonheur, de la force ou la volonté d’oeuvrer pour un monde meilleur. Non, la religion, c’est comme le SM, c’est juste la soumission de soi-même, évidemment.
En vrai : Le féminisme, c’est laisser aux femmes leur liberté de penser et d’agir comme elles le souhaitent. Pas de le dire ce qu’elles doivent croire ni porter.

#5 La bonne féministe est toujours d’accord avec toutes les femmes


Le cliché qu’on entend trop souvent
 : “Quoi ? Tu aimes ‘Sale pute’ d’Orelsan ?
Sur le grand nuage rose de la sororité, les femmes se tiennent toutes la main en farandole. Les féministes ne votent que pour des femmes, sont toujours d’accord avec Caroline de Haas et détestent toutes Orelsan.
En vrai : Le dénominateur commun, ce n’est pas avoir un vagin, mais prendre conscience d’un conditionnement social. Parce que les femmes sont différentes dans leur sexualité, leur couleur de peau ou encore leur classe sociale, le féminisme est toujours multiple, jamais unilatéral.


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