Blues du dimanche soir : comment en venir à bout ? Blues du dimanche soir : comment en venir à bout ?

L'époque en live

Blues du dimanche soir : comment en venir à bout ? par Anne Lods

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Publié le Lundi 16 Avril 2018

Humeur massacrante, déprime, insomnie… Pour un Français sur deux, le dimanche soir est synonyme de ramasse. On fait le point pour qu’il devienne un moment (presque) comme les autres.

Louis Chedid, Christophe Maé, Grand Grand Corps Malade… Ils sont nombreux à avoir chanté la déprime des veilles de lundis. Sur son album Plan B, le slameur déclame ainsi : "Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir / Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir". Contrairement à lui, personne dans votre vie ne parvient à chasser la morosité ? Vous faites partie d’une des quatre catégories de flippés définies par Florian Ferreri, psychiatre et auteur de Vaincre le blues du dimanche soir. "Ces gens ressentent un sentiment d’inconfort ou d’irritabilité, explique-t-il. Le dimanche est une parenthèse enchantée et on est obligé d’en faire le deuil. Mais il existe des solutions pour chaque profil". Notamment pour…

#1 Les party girls
Il est 14h, même le bruit des bulles d’Efferalgan vous fait mal au crâne et votre bouche est plus pâteuse que les hits de Britney sur lesquels vous avez braillé toute la nuit. Une gueule de bois réussie, mais un lendemain qui déchante : à 17h, vous vous demandez où est passé votre dimanche. Et commencez à broyer sérieusement du noir.
L’astuce anti-dep’ : en se levant tard, on subit une sorte de décalage horaire et on ne profite pas du repos nécessaire après une semaine de taf. Pour contrer le coup de mou, Florian Ferreri conseille de mettre un réveil (sacrilège) une heure à une heure et demie plus tard qu’en semaine, grand maximum. "Cela permet de ne pas se dérégler au niveau chronobiologique et d’envisager la journée autrement", précise-t-il. Boire avec modération est un plus (on croit en vous).



#2 Les hyper-sociables
En anglais, le blues du dimanche soir est appelé "school bus blues", soit "blues du bus scolaire", celui qui concerne les flippés du contrôle de math. Vous pensez à vos tâches du lendemain ? Vous culpabilisez à propos de ce que vous auriez déjà dû faire ? La tisane ne vous relaxe même plus et seul votre plateau de sushis hebdomadaire vous sauve de la crise d’angoisse ? Ce n’est pas Michel Drucker et son "Vivement Dimanche Prochain" qui vont vous aider.
L’astuce anti-dep’ : attention aux idées reçues, ce syndrome ne touche pas uniquement ceux qui ne veulent pas retourner à l’école puis, plus tard, au bureau, et ne veut pas dire qu’on ne s’y plait pas. "On peut avoir le blues depuis tout petit mais le voir disparaître à l’âge adulte, explique Florian Ferreri. Ou bien le développer à la retraite, quand les enfants et les petits-enfants partent de chez soi et que c’est un crève-cœur". Ce blues est donc en réalité lié aux moments de détente, plus qu’aux contraintes pros. Pour éviter de ressasser, le psy conseille de créer un moment de sérénité : relaxation, activité physique, soin du corps… En faisant quelque chose pour soi, on change son appréciation personnelle. Et on pense moins à ceux qui nous manquent.

#3 Les à l’arrache
A 18h, vous réalisez que le sol croustille (la litière du chat). La vaisselle de la semaine est toujours dans l’évier. Alors que vous vous disputez avec vous-même pour savoir si vous allez la faire, votre moitié, pourtant charmante d’habitude, balance "Chouchou (on sait, c’est tarte), je comprends rien. Pour la déclaration de revenus … ". Vous voilà plongée dans un cafard abyssal.
L’astuce anti-dep’ : le conseil de Florian Ferreri est très simple : il faut faire toutes ces tâches contraignantes le plus tôt possible dans le week-end pour en être débarrassé. Vous avez la possibilité de prendre un RTT ? Posez votre lundi de temps en temps. Ou bien arrivez une heure plus tard en début de semaine, ce qui permet par la suite d’être moins dans le rush. Et pour répondre à la question que tout le monde se pose, non, "la vie ne serait pas plus belle avec des week-ends de trois jours chaque semaine".



#4 Les météo-sensibles
Il est tôt, vous pensez pouvoir aller courir, faire un tour au marché et profiter à fond de ce dimanche printanier. Vous ouvrez donc le rideau, et là, c’est le drame : il pleut, il y a du vent et les rares passants ont l’air de lutter contre un froid de canard. Rendez-vous à la case plaid-canapé-Netflix. Pas question de mettre le nez dehors, ce dimanche est définitivement flingué, avez-vous décrété.
L’astuce anti-dep’ : au printemps ou en été, on accepte facilement un verre en terrasse le dimanche soir. D’après le psy, c’est un luxe qu’on devrait s’octroyer – avec modération et en gardant un œil sur sa montre – même en hiver, afin d’apprivoiser ce moment d’une autre manière. "Quand on est soumis au dimanche, on n’est plus capables de rien parce qu’on ne va en voir que les aspects négatifs, explique Florian Ferreri. Mais si on prévoit quelque chose à l’avance, comme aller à un spectacle, on casse cette mauvaise dynamique." Allez, va falloir s'y faire au dimanche, il revient toutes les semaines.

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