Complexes : 3 preuves que la famille est la reine du “body shaming” Complexes : 3 preuves que la famille est la reine du “body shaming”

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Complexes : 3 preuves que la famille est la reine du “body shaming” par Lucile Quillet

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Publié le Vendredi 10 Août 2018

Le sabotage insidieux de vos parents à votre égard depuis 20 ans ferait presque passer les trolls des réseaux sociaux pour de gentils boy scouts. Hélas, on ne choisit pas sa famille, ni les réflexions désagréables qui vont avec...

#1 Votre famille vous conditionne toute votre enfance

Pire que les chef-d'œuvres mensongers de Photoshop et le cynisme des réseaux sociaux, la famille plante en nous la petite graine de l’arbre florissant des complexes. Pas besoin d’avoir le niveau d’Eleanor Waldorf (Gossip Girl) : un enfant tire les leçons implicites de tous les petits faits et gestes autour de lui. Dans son livre Beauté Fatale, l’essayiste Mona Chollet souligne qu’il est ainsi “illusoire de croire que l’accroissement constant de la pression exercée sur les femmes pourrait ne pas rejaillir sur leur progéniture. Si on entretient chez les mères la terreur de vieillir, comment s’étonner que leurs filles le ressentent ?”. La crème anti-vergetures de la grande soeur, les remarques sur le “look de pute” de la cousine Julia et les “allez, reprends de la salade, ça ne fait pas grossir” envoient le même message : “La considération d’autrui a un prix physique.”

#2 Votre corps ne vous appartient jamais totalement

Pour les filles, la puberté marque le début d’une longue séance d’observation collective en famille avec lunettes 3D. Il y a cette vieille tante qui compare vos seins aux petites boules du sapin, le Noël de vos 13 ans. Le “ça y est, elle est réglée”, chuchoté à tous vos oncles et tantes au téléphone, l’année de vos 14 ans. Malheureusement, cet état des lieux ne s’arrête pas à votre majorité. Pas besoin de tenir un graphique sur votre poids : dès que vous rentrez au bercail, la bise et le commentaire météo s’accompagnent d’une pesée visuelle systématique. Tant pis si vous avez été promue ou larguée, il y aura toujours ce moment où l’état de votre vie se résumera à votre apparence physique, sans que ça ne les empêche, eux, de se gaver de Toblerone devant The Voice. Le pire ? Vous êtes devenue dépendante de ce regard et vous jubilez quand ils vous font un compliment.

#3 La famille maintient une sorte d’ascendant sur vous

Quand vous protestez, les membres de votre famille répondent “On dit ça pour toi”, trop bons qu’ils sont. S’ils ont débusqué votre bourrelet tarama, ils sont passés à côté du fait que vous n’êtes plus une enfant. Dans un article du Guardian sur le body shaming parental, la psychanalyste Catherine Crowther affirme que le sujet du poids peut devenir “un message crypté pour autre chose qui se serait mal passé”. Peut-être veulent-ils encore vous garder dans leur giron ? Peut-être que vos choix de vie les dérangent ? Là, vous repensez à cette cousine qui ne voulait pas d’enfant et dont le poids est sans cesse critiqué, comme si elle aurait pu “au moins” rester canon. Il ne tient désormais qu’à vous de ne plus être cette enfant qui veut plaire à son papa et sa maman. Courage !

 

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