WTF : la chirurgie "filtre Snapchat" explose aux Etats-Unis WTF : la chirurgie "filtre Snapchat" explose aux Etats-Unis

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WTF : la chirurgie "filtre Snapchat" explose aux Etats-Unis par Tess Annest

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Publié le Samedi 4 Août 2018

Depuis quelques jours, trois médecins de l’université de Boston alertent sur la "dysmorphohobie Snapchat", une tendance qu’ont beaucoup d’adolescent(e)s à vouloir ressembler à un filtre Snapchat. Une envie aussi délirante qu’angoissante qui en dit long sur l’état d’esprit de la nouvelle génération. Quelques explications.

Agrandir ses yeux, effacer ses imperfections, affiner ses traits ou encore réhausser ses pommettes : on peut quasiment tout faire avec Snapchat. Et c’est bien ça le problème. Si il y a quelques années les adolescentes voulaient toutes ressembler à Britney Spears ou à J-Lo, aujourd’hui, elles aimeraient toutes être à l’image de leur "double virtuel", c’est-à-dire de l’image déformée qu’elles renvoient sur les réseaux grâce aux multiples filtres. 

 

I miss you, like everyday

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:) happy monday !

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Récemment, des chirurgiens du département de dermatologie de l'université de Boston ont constaté que les jeunes utilisateurs de Snapchat, ou d’Instagram, demandaient de plus en plus à ressembler à leurs filtres favoris. Quitte à passer sur le billard pour y arriver. Dans une étude publiée le 2 août dernier dans la revue scientifique Journal of the American Medical Association, les chercheurs pointent du doigt la "dysmorphophobie Snapchat", c’est-à-dire la peur d’avoir un défaut physique mais cette fois-ci, sur les réseaux sociaux. A l’heure où la frontière entre réalité et numérique est de plus en plus mince, les filtres Snapchat deviennent ainsi des modèles pour changer de tête. Pour les chercheurs, cette tendance n’est autre que la "poursuite d'une perfection impossible" largement amplifiée par les réseaux sociaux, sur lesquels on peut gommer ses défauts en un rien de temps. Et l’heure est grave : selon l'American Academy of Facial and Reconstructive Plastic Surgery, 55% des médecins ont déjà reçu des patients demandant à paraître mieux sur leurs selfies au cours de l’année 2017. Un chiffre en hausse de 13% par rapport à 2015 qui traduit une pathologie bien plus grave qu’elle n’en a l’air. Les chirurgiens à l’origine de l’étude incitent désormais leurs collègues à renvoyer les patients qui demandent de ressembler à un filtre vers un service psychologique compétant. Les réseaux sociaux, le mal du siècle…


©KCS / Planet Photos

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