Voilà le récit d’un élu PCF qui a passé la nuit aux urgences et dénonce une situation "dramatique" Voilà le récit d’un élu PCF qui a passé la nuit aux urgences et dénonce une situation "dramatique"

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Un élu PCF passe la nuit aux urgences et dénonce une situation "dramatique"

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Publié le Mardi 2 Juillet 2019

Un député PCF du Nord, Alain Bruneel, a voulu "constater" la réalité des urgences de Douai. Après y avoir passé 6 heures, il a partagé son expérience avec l'AFP. La voici.

Il a raconté sa folle histoire à l’AFP. Le député PCF du Nord, Alain Bruneel s’est rendu "incognito" aux urgences de la ville de Douai, prétextant des maux de ventre. Il dit avoir voulu "constater" la réalité et "suivre le parcours d’un patient lambda", alors que 150 services d'urgences sont en grève pour réclamer de meilleures conditions de travail. C’était vendredi 28 juin dernier, et voilà son histoire.

"À 21H30, lorsque je suis arrivé devant l’une des deux infirmières régulatrices, chargées de juger de l’état de gravité des patients et de les orienter, plus de 200 personnes, dont 59 enfants, étaient déjà passées dans la journée, raconte-t-il. On a pris ma tension, ma température, j’ai passé un électro-cardiogramme, puis on m’a indiqué qu’il y avait 3h20 d’attente -hors urgences vitales- avant d’être ausculté par un médecin. J’ai finalement attendu six heures. Le personnel fait tout ce qu’il peut, avec ce qu’il a, mais la situation est dramatique : les brancards s’entassent, dans les couloirs puis en file indienne avant d’arriver devant les trois box. 
Il fait une chaleur énorme, le personnel ne peut ni nous donner à boire ni à manger car ils ne savent pas ce qu’on a. Des personnes âgées ont besoin d’aller aux toilettes, mais il n’y a pas assez de personnel, alors des patients se lèvent pour aller chercher l’infirmière, accompagnant parfois eux-mêmes ces personnes aux toilettes… Le personnel, toujours en mouvement, n'arrête jamais et se retrouve à bout de souffle. Il y a un manque criant de moyens humains et matériels.
"

Il aura finalement attendu six heures. Une situation que l’élu qualifie de "dramatique" avant d’inviter la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à "passer une nuit aux urgences, sans caméra ni collaborateur, cette expérience valant plus que tous les rapports écrits, passés et à venir". On aimerait bien voir ça. 

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