Violences faites aux femmes : le confinement fait augmenter les cas de violences conjugales Violences faites aux femmes : le confinement fait augmenter les cas de violences conjugales

News

Violences faites aux femmes : le confinement fait augmenter les cas de violences conjugales par Tess Annest

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

3 minutes

Publié le Mardi 31 Mars 2020

Alors que nous venons de dépasser le seuil des quinze jours de confinement, les cas de violences faites aux femmes ne cessent d’augmenter en France. Une explosion inquiétante et très certainement sous-estimée, la quarantaine empêchant les victimes de se faire connaître.

Partout en France, le confinement fait considérablement augmenter les cas de violences conjugales. Le constat est sans appel : selon les derniers estimations rendues publiques par La Fondation des Femmes, les forces de l’ordre ont enregistré une augmentation des signalements de 36% à Paris en une semaine, et de 32% en zone gendarmerie, c’est-à-dire sur l’ensemble du territoire français. Des chiffres appuyés par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui a annoncé une hausse significative des violences faites aux femmes de 30% depuis le début de la crise. Et on ne parle ici que des cas recensés, la quarantaine empêchant très certainement un grand nombre de victimes de se faire remarquer. Le 3919, le numéro d’écoute et d’accompagnement mis en place par le gouvernement, reçoit ainsi de moins en moins d’appels. Pourtant, selon Marlène Schiappa, la Secrétaire d’État chargé(e) de l'Égalité entre les femmes et les hommes, deux féminicides sont déjà à déplorer.

Alors, pour tenter d’inverser la courbe, le gouvernement tente de développer un système d’alerte dans les pharmacies. Ce lundi 30 mars 2020, il a également ordonné la mise en place de "points d’accompagnements éphémères" devant les supermarchés et les centres commerciaux de plusieurs grandes villes françaises. Des mesures qui entendent consolider la force de frappe du 3919, qui fonctionne au ralenti depuis le début du confinement. Désormais ouvert du lundi au samedi, de 9 heures à 19 heures, il est souvent surchargé. Il laisse d’ailleurs perplexes la plupart des associations féministes qui, en attendant que des mesures d’éloignement drastiques soient prises, insistent sur un point crucial : il n’est pas interdit de fuir, même en cette période de quarantaine. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A post shared by NousToutes (@noustoutesorg) on

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires