Une psychothérapeute reconnaît l'addiction au shopping en ligne comme une maladie mentale Une psychothérapeute reconnaît l'addiction au shopping en ligne comme une maladie mentale

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Une psychothérapeute reconnaît l'addiction au shopping en ligne comme une maladie mentale

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Publié le Mardi 19 Novembre 2019

Face à la multitude de sites de e-commerce qui peuplent Internet, il est parfois difficile de résister à l’envie de multiplier les commandes. A tel point que pour certain.e.s cela relève d’une véritable addiction au shopping en ligne, désormais reconnue comme une maladie mentale par une psychothérapeute allemande.

C’est une habitude que nous sommes nombreux.ses à avoir dès lors qu’on s’ennuie : parcourir tous nos sites de e-commerce préférés pendant des heures en remplissant des paniers aux montants astronomiques, qu’on finit bien souvent par ne jamais valider. Sauf pour certaines personnes chez qui cette manie se révèle bien plus qu’occasionnelle et tourne même carrément à l’addiction. 
On connaissait en effet déjà l’addiction au shopping dans les magasins physiques mise en lumière notamment dans le roman de Sophie Kinsella adapté au cinéma Confessions d’une accro au shopping, mais aujourd’hui avec Internet il n’est même plus la peine de se déplacer pour faire chauffer la carte bleue de façon purement compulsive. Si bien que cela devient particulièrement difficile à gérer pour les personnes qui n’arrivent pas à contrôler leur frénésie consumériste. 

C’est en observant cela au travers d’une large étude sur le shopping, que Astrid Müller, pyschothérapeute à l’École de Médecine d’Hanovre en Allemagne a fini par conclure que l’addiction au shopping en ligne pouvait être considérée comme une véritable maladie mentale, qu’elle a nommée "buying-shopping disorder" ou BSD. Son dérivé, le "buying shopping online disorder" relatif aux achats effectués en ligne serait même beaucoup plus grave et toucherait 5% de la population. 

Après avoir observé 122 patients souffrant du BSD, la chercheuse s’est rendu compte que cela exposait ces personnes à des troubles de l’anxiété et à un risque non négligeable de dépression. Astrid Müller appelle donc à davantage prendre au sérieux ce trouble souvent décrédibilisé. D’autant plus qu’il peut donner lieu à de lourdes conséquences comme le pointe du doigt la spécialiste, qu’il s’agisse de problèmes sociaux, relationnels, financiers, ou psychiatriques.

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