Une île du Costa Rica permet aux femmes noires de prendre des vacances loin du racisme Une île du Costa Rica permet aux femmes noires de prendre des vacances loin du racisme

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Costa Rica : un camp de vacances exclusivement réservé aux femmes noires par Laura Carreno-Müller

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Au Costa Rica, des femmes noires prennent des vacances loin du racisme qu’elles subissent aux Etats-Unis. Un séjour à base de yoga et de bouffe vegan, dont les Blancs sont exclus.

En 2018, la tendance vacances sera la séparation. Après l’île SuperShe en Finlande, destinée à accueillir uniquement la gent féminine, c’est au tour des Noires d’avoir leur propre lieu de villégiature. A l'origine du projet baptisé "Women of Color Healing Retreat", on trouve l'activiste Satya X. Face aux micro-agressions que subissent au quotidien les personnes de couleur, elle a décidé de créer cette retraite visant à améliorer le bien-être spirituel des femmes noires. Le principe est simple : pendant 10 jours, des groupes se retrouvent à Puerto Viejo, au Costa Rica, pour manger vegan, faire du yoga, méditer, mais surtout vivre loin du racisme… et des Blancs.  "Le but est de se réunir pour guérir et construire une communauté", écrit la fondatrice sur le site officiel de la retraite, qui exclut toute personne blanche de son projet. 

Et pas de doute quand à l'inspiration de Satya X, qui rejette toute collaboration avec d'autres communautés que la sienne : sur place, elle a fait ériger un autel dédié à Malcolm X, partisan de l’utilisation de la violence pour défendre les droits des Afro-Américains dans les années 60. "Je suis partie des Etats-Unis parce que j’en avais marre de la gentrification et du racisme", confiait récemment à Vice News la militante, qui a choisi le Costa Rica après avoir perdu son job en 2014, d’abord pour des vacances, puis pour la vie. "On avait besoin d’un endroit en sécurité, loin des Etats-Unis car on y meurt en essayant de survivre […] J’ai éjecté les Blancs de ma vie, et je le vis très bien", affirme-t-elle. Ses détracteurs voient dans le projet un renoncement à la vie en communauté, d'autres, un symbole des tensions plus que jamais à vif sous l'ère Trump.

Laura Carreno-Müller

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Mme M.

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